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    ANONYME:             Le Roi a fait battre tambour          D    17/11/2019

     

     











    POÈME D’hier















    ANONYME





    Chanson



    Du XVIII e siècle











    LE ROI



    A FAIT BATTRE





    Tambour



























    Le roi a fait battre tambour

    Pour voir toutes ces dames.

    Et la première qu'il a vue

    Lui a ravi son ame.







    Marquis, dis moi, la connais tu?

    Qui est cett' jolie dame?

    Le marquis lui a répondu:

    Sire Roi, c'est ma femme.







    Marquis, tu es plus heureux q' moi,

    D'avoir femme si belle.

    Si tu voulais me l'accorder

    Je me chargerais d'elle.







    - Sir, si vous n'étiez pas le roi,

    J'en tirerais vengeance.

    Mais puisque vous êtes le roi

    A votre obéissance.







    - Marquis, ne te fâche donc pas,

    T'auras ta récompense,

    Je te ferais dans mes armées

    Beau Maréchal de France.

     





    - Adieu ma mie, adieu mon cœur,

    Adieu mon espérance!

    Puisqu'il te faut servir le roi

    Séparons nous d'ensemble.







    La reine a fait faire un bouquet

    De belles fleurs de lyse

    Et la senteur de ce bouquet

    A fait mourir marquise.











    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-








     



     

     

     

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  • POÈME D’hier







    Charles









    BAUDELAIRE









    1821 - 1867



    LE LETHE















    Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde,

    Tigre adoré, monstre aux airs indolents;

    Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants

    Dans l'épaisseur de ta crinière lourde;





    Dans tes jupons remplis de ton parfum

    Ensevelir ma tête endolorie,

    Et respirer comme une fleur flétrie,

    Le doux relent de mon amour défunt.



    Je veux dormir ! Dormir plutôt que vivre !

    Dans un sommeil aussi doux que la mort,

    J'étalerai mes baisers sans remords

    Sur ton bon corps poli comme le cuivre.



    Pour engloutir mes sanglots apaisés

    Rien ne vaut l’abîme de ta couche ;

    L'oubli puissant habite sur ta bouche,

    Et le Léthé coule dans tes baisers.



    A mon destin, désormais mon délice,

    J'obéirai comme un prédestiné;

    Martyr docile, innocent condamné,

    Dont la ferveur attise le supplice,



    Je sucerai pour noyer ma rancœur,

    Le népenthès et la bonne ciguë

    Aux bouts charmants de cette gorge aiguë,

    Qui n'a jamais emprisonné de cœur.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-













     

     

     

    NOS AMIS LES BÊTES:    SPACE  D  11/11/2019

     

     

     




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  • POÈME D’hier



     

     

     



    Pierre



    MOTIN







     



    Pierre  MOTIN           Épigrammes             D   05/11/20191615



     

     

     

    EPIGRAMMES















    Pourquoi me dites vous quand je suis sans humeur

    Que de perdre l'honneur la crainte vous transporte?

    Lorsque je boucheray le trou de votre honneur,

    Vous n'aurez plus subjet de craindre qu'il en sorte.





    Elle vous aime bien, mais quoy!

    De vous épousez elle n'ose,

    Car elle n'a que trop de quoy

    Et vous avez trop peu de chose.





    Un jeune amant plein d'amoureuse flame,

    Cherchant le bien du plaisir amoureux,

    Le doux milieu demandoit à sa dame

    Pour y trouver son repos bien heureux.

    Elle luy dit: Si estant deloyalle,

    De mon milieu j'estois si libéralle,

    A un Amy je le voudrois bailler,

    Non pour repos, mais pour y travailler.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-














     




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    POÈME D’hier







    Gérard











    de nerval









    1808 - 1855







    LES 





    CYDALISES



















    Où sont nos amoureuses?



    Elles sont au tombeau:



    Elles sont plus heureuses,



    Dans un séjour plus beau!









    Elles sont près des anges,



    Dans le fond du ciel bleu,



    Et chantent les louanges



    De la mère de Dieu!









    O blanche fiancée!



    O jeune vierge en fleur!



    Amante délaissée,



    Que flétrit la douleur!









    L'éternité profonde



    Souriait dans vos yeux...



    Flambeaux éteints du monde,



    Rallumez vous aux cieux!









    Diffusion François Beauval



    1er trimestre 1975



















    J-G-R-C-





     

     











     

     


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  • POÈME D’hier











    Suzanne





    DRET





    0000 – 0000























    TU SERAS LA...

















    - Tu seras là si près que mon désir



    S'éblouira de toi comme d'un songe



    Que rien ne lie et que rien ne prolonge,



    Qu'un mouvement ferait s'évanouir.





    Nous serons là, si près que nos haleines



    Nous verseront ce vertige de chair



    Si longuement oublié, dont hier



    Nous implorions la douceur et les chaînes.





    Nous serons là, si près que les élans



    Du sang n'auront sur nos tempes unies



    Qu'un battement aux chaudes harmonies,



    Qu' un battement, jusqu'au fond de nos flancs.





    Nous serons là, si près que les souffrances



    Nous sembleront des cauchemars défunts



    Qu'on a couché parmi d'acres parfums.



    Nous serons là, pleurant nos délivrances...





    Mais pas un mot, pas un geste, un regard



    Ne nous feront avancer la minute



    Où nous devron glisser, sans plus de lutte,



    Au bonheur tant prié, rendu si tard...





    Et nous pourrons_ prêts au don de nous mêmes



    Que le désir sait garder en suspens



    Pour nous sentir de volupté tremblants_



    Enfin mourir en nous,O toi qui m'aimes!



























    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975











    J-G-R-C-

























     

     

     


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    POÈME D’hier





    Émile



    VERHAEREN









    1855 - 1916



     

     

     

     

    AVEC LE MEME

     

     

     

    AMOUR...



















    Avec le meme amour que tu me fus jadis

    Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis

    Ombraient les longs gazons et les roses dociles,

    Tu m'es en ces temps noirs un calme et asile .

     




     

    Tout s'y concentre, et ta ferveur et ta clarté

    Et tes gestes groupant les fleurs de ta bonté,

    Mais tout y est serré dans une paix profonde

    Contre les vents aigus trouant l'hiver du monde.

     




     

    Mon bonheur s'y réchauffe en tes bras repliés;

    Tes jolis mots naïfs et familiers,

    Chantent toujours, aussi charmants à mon oreille

    Qu'aux temps des lilas blancs et des rouges groseilles.







    Ta bonne humeur allègre et claire , oh ! Je la sens

    Triompher jour à jour de la douleur des ans,

    Et tu souris toi même aux fils d'argent qui glissent

    Leur onduleux réseau parmi tes cheveux lisses.

     

     


     

    Quand ta tete s'incline à mon baiser profond,

    Que m'importe que des rides marquent ton front

    Et que tes mains se sillonnent de veines dures

    Alors je les tiens entre mes deux mains sures!

     




     

    Tu ne plains jamais et tu crois fermement

    Que rien de vrai ne meurt quand on s'aime dûment,

    Et que le feu vivant dont se nourri notre âme

    Consume jusqu'au deuil pour en grandir sa flamme.



     

     

     

     

     



    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-

















     




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    POÈME D’hier







    François de







    MALHERBE









    1555 - 1628

     

     



    Là ! Là !







    Pour le







    dessert















    Là, là, pour le dessert, troussez- moy ceste cotte,



    Viste, chemise et tout, qu'il n'y demeure rien



    Qui ne puisse empescher de recognoistre bien



    Du plus haut du nombril jusqu'au bas de la motte.







    Là, sans vous renfroigner, venez que je vous frotte,



    Et me laissez à part tout ce grave maintien:



    Suis je pas votre cœur ? Estes vous pas le mien?



    C'est bien avecque moy qu'il faut faire la sotte!







    _ Mon cœur, il est bien vray, mais vous en faictes trop;



    Remettez vous au pas et quittez ce galop



    _ Ma belle, baiser moy, c'est à vous de vous taire.







    _ Ma foy, cela vous gaste au milieu du repas...



    _ Belle, vous dites vray, mais se pourroit il faire



    De voire un si beau c...et ne le ...tre pas ?







    J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute,



    De ne m'en séparer qu'avecque le trépas ;



    S'il arrive autrement,ce sera votre faute,



    De faire des serments et ne les tenir pas.







     





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     




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  • POÈME D’hier











    Hortense de





    VILLEDIEU





    1632 – 1683





















    JOUISSANCE

















    Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée,

     

    Ajourd'hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur

     

    Triomphe impunément de toute ma pudeur

     

    Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.





    Ta flamme et ton respect m'ont enfin désarmée;

    Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur

    Et je ne connais plus de vertu ni d'honneur

    Puisque j'aime Tirsis et que j'en suis aimée.





    O vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas

    Les plaisirs les plus doux que l'on goûte ici bas,

    Apprenez les transports dont mon âme est ravie !





    Une douce langueur m’ôte le sentiment,

    Je meurs entre les bras de mon fidèle amant,

    Et c'est dans cette mort que je trouve la vie.





























    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975











    J-G-R-C-





















     

     

     

     

     

     


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    POÈME D’hier







    Charles









    BAUDELAIRE









    1821 - 1867



    LA CHEVELURE















    O toison moutonnant jusque sur l'encolure!

    O boucles! O parfum chargé de nonchaloir 

    Extase! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure,

    Des souvenirs dormants dans cette chevelure,

    Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir 





    La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,

    Tout un monde lointain, absent, presque défunt,

    Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique!

    Comme d'autres, esprits voguent sur la musique,

    Le mien, o mon amour! nage sur ton parfum.





    J'irai là bas où l'arbre et l'homme, plein de sève,

    Se pâment longuement sous l'ardeur des climats;

    Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève!

    Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve

    De voiles, de rameurs, de flammes et de mats:

    Un port retentissant, ou mon âme peut boire

    Agrans flots le parfum, le son et la couleur ;

    Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,

    Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire

    D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.





    Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse

    Dans ce noir océan où l'autre est enfermé;

    Et mon esprit subtil que le roulis caresse

    Saura vous retrouver, o féconde paresse,

    Infinis bercements du loisir embaumé!





    Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,

    Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond;

    Sur les bords duvetés de vos mèches tordues

    Je m’enivre ardemment des senteurs confondues

    De l'huile de coco, du musc et du goudron.





    Longtemps, toujours, ma main dans ta crinière lourde

    Sèmera le rubis, la perle et le saphir,

    Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde!

    N'est tu pas l'oasis où je rève, et la gourde

    Où je hume à longs traits le vin du souvenir?







     

     

    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     



      




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     JE SUIS BLOQUE DU DOS 

    J'ESPERE POUVOIR

    VOUS RENDRE VISITE DEMAIN MATIN!

    SI LE MAL N'EST PAS TROP INSUPPORTABLE.

     

     

     











    POÈME D’hier





    Victor



    HUGO









    1802 - 1885







    JE RESPIRE

     

     

    OU

     

     

    TU PALPITES















    Je respire ou tu palpites,

    Tu sais ; à quoi bon, hélas,

    Rester là si tu me quittes,

    Et vivre si tu t'en vas?





     

    Je suis la fleur des murailles

    Dont avril est le seul bien.

    Il suffit que tu t'en ailles

    Pour qu'il ne reste plus rien.





     

    Tu m'entoures d'auréoles;

    Te voir est mon seul souci.

    Il suffit que tu t'envoles

    Pour que je m'envole aussi.





     

    Si tu pars, mon front se penche;

    Mon âme au ciel, son berceau,

    Fuira, car dans ta main blanche

    Tu tiens ce sauvage oiseau.





     

    Que veux tu que je devienne

    Si je n'entends plus ton pas?

    Est ce ta vie ou la mienne

    Qui s'en va? Je ne sais pas.







    Quand mon courage succombe,

    J'en reprends dans ton cœur pur,

    Je suis comme la colombe

    Qui vient boire au lac d'azur.







    L'amour fait comprendre à l’âme

    L'univers sombre et béni;

    Et cette petite flamme

    Seul éclaire l'infini.







    Sans toi, toute la nature

    N'est plus qu'un cachot fermé,

    Où je vais à l'aventure.

    Pâle et n'étant plus aimé.







    Sans toi, tout s'effeuille et tombe,

    L'ombre emplit mon noir sourcil,

    Une fête est une tombe,

    La patrie est un exil.







    Je t'implore et te réclame;

    Ne fuis pas loin de mes maux,

    O fauvette de mon âme

    Qui chantes dans mes rameaux!







    De quoi puis je avoir envie,

    De quoi puis je avoir effroi,

    Que ferais je de la vie

    Si tu n'es plus près de moi?







    Tu portes dans la lumière,

    Tu portes dans les buissons,

    Sur une aile ma prière

    Et sur l'autre mes chansons.







    Que dirai je aux champs que voile

    L'inconsolable douleur?

    Que ferai je de l'étoile?

    Que ferai je de la fleur?







    Que dirai je au bois morose

    Qu'illuminait ta douceur?

    Que répondrai – je à la rose

    Disant : Où donc est ma sœur?







    J'en mourrai; fuis si tu l'oses.

    A quoi bon, jours révolus!

    Regarder toutes ces choses

    Qu'elle ne regarde plus?







    Que ferai je de la lyre,

    De la vertu, du destin?

    Hélas ! et, sans ton sourire,

    Que ferai je du matin?







    Que ferai je, seul, farouche,

    Sans toi, du jour et des cieux,

    De mes baisers sans ta bouche,

    Et de mes pleurs sans tes yeux?













    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-


















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