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    Eglise  Saint  REMI    4/4    CAMARET  29     D    19/01/2019

     

     

     

    Comtesse de NOAILLES:         Le baiser                   D    19/01/2019

     

     

     

     







    POÈME D’hier







    Comtesse de



    NOAILLES









    1876 - 1933

     

     



     

    LE BAISER















    Couple fervent et doux, o troupe printanière!

    Aimé au gré des jours.

    - Tout l'ombre, la chanson, le parfum,la lumière

    Noue et dénoue l'amour.



    Épuisez, cependant que vous êtes fidèles,

    La chaude déraison,

    Vous ne garderez pas vos amours éternelles

    Jusqu'à l'autre saison.



    Le vent qui vient mêler ou disjoindre les branches

    A de moins brusques bonds

    Qu le désir qui fait que des êtres se penchent

    L'un vers l'autre et s'en vont.



    Les frôlements légers des eaux et de la terre,

    Les blés qui vont mûrir,

    La douleur et la mort sont moins involontaires

    Que le choix du désir.



    Joyeux, dans les jardins ou l'été vert s'étale

    Vous passez en riant,

    Mais les doigts enlacés, ainsi que des pétales

    Iront se défeuillant.



    Les yeux sont dont les regards dansent comme une abeille

    Et tissent des rayons,

    Ne se transmettront plus, d'une ferveur pareille,

    Le miel et l'aiguillon,





    Les cœurs ne prendront plus, comme deux tourterelles,

    L'harmonieux essor,

    Vos âmes, âprement, vont s'apaiser entre elles,

    C'est l'amour et la mort...









    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-









     

     

     


     

    Le monde des coquillages de mer   1/4  26/29    LE DIAMANT MARTINIQUE       D    21/01/2019

     

     

     

     


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  • POÈME D’hier











    Marguerite de





    VALOIS











    [la reine MARGOT]











    1553 – 1615





















    STANCES





    AMOUREUX

















    Nos deux corps sont en toi, je ne sers plus que d'ombre;



    Nos amis sont à toi, je ne sers que de nombre.



    Las; puisque tu es tout et que je ne suis rien,



    Je n'ai rien, ne t'ayant ou j'ai tout au contraire.



    Avoir et tout et rien, comment se peut il faire?



    C'est que j'ai tous les maux et je n'ai point de bien.













    J'ai un ciel de désir, un monde de tristesse,



    Un univers de maux, mille feux de détresse,



    Un Etna de sanglots et une mer de pleurs.



    J'ai mille jours d'ennuis, mille nuits de disgrâce,



    Un printemps d'espérance et un hiver de glace;



    De soupirs un automne, un été de chaleurs.

     









    Clair soleil de mes yeux, si je n'ai ta lumière,



    Une aveugle nuée ennuite ma paupière,



    Une pluie de pleurs découle de mes yeux.



    Les clairs éclairs d'Amour, les éclats de sa foudre,



    Entre fendent mes nuits et m'écrasent en poudre:



    Quand j'entonne mes cris, lors j'étonne les cieux. 









     

    Belle âme de mon corps, bel esprit de mon âme,



    Flamme de mon esprit et chaleur de ma flamme,



    J'envie à tous les vifs, j'envie à tous les morts.



    Ma vie, si tu vis, ne peut être ravie,



    Vu que ta vie est plus la vie de ma vie,



    Que ma vie n'est pas la vie de mon corps!











    Je vis par et pour toi, ainsi que pour moi même:



    Je vis par et pour moi, ainsi que pour moi même:



    Nous n'aurons qu'une vie et n'aurons qu'un trépas.



    Je ne veux pas ta mort, je désire la mienne.



    Mais ma mort est ta mort et ma vie est la tienne:



    Ainsi je veux mourir, et je ne le veux pas!...













    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975











    J-G-R-C-























     



     

     

     

     




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  • POÈME D’hier









     

     

     

    VERHAEREN



    Emile





     

     

     

    1855 - 1916

     

     

     

     

    ET QU'IMPORTENT

     

     

     

    ET LES POURQUOI

     

     

     

    ET LES RAISONS















    Et qu'importent et les pourquoi et les raisons

    Et qui nous fumes et qui nous sommes:

    Tout doute est mort, en ce jardin de floraisons

    Qui s'ouvre en nous et hors de nous,

                                              si loin des hommes.





    Je ne raisonne pas, et ne veux pas savoir

    Et rien ne troublera ce qui n'est que mystère

    Et qu'élans doux et que ferveur involontaire

    Et que tranquille essor vers nos parvis d'espoir.





    Je te sens claire, avant de te comprendre telle;

    Et c'est ma joie, infiniment,

    De m'éprouver si doucement aimant

    Sans demander pourquoi ta voix m'appelle.





    Soyons simples et bons – et que le jour

    Nous soit tendresse et lumière servies,

    Et laissons dire que la vie

    N'est point faite pour un pareil amour.











    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-









     




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    POÈME D’hier

     

     

    Hélène VACARESCO

     

     

    1866 – 1947

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ECRITURE

     

     

     

     

     

    Dans la douce et fière nature

    Tout me charme, tout a du prix :

    Aussi j’aime ton écriture

    Autant que ce que tu m’écris.

     

     

    Elle est hautaine, elle est virile,

    Fine, élégante, et l’on croirait

    Qu’un peu de ta grâce fébrile

    Y mêle son furtif attrait.

     

     

    Rien qu’a la voir, mon cœur en elle

    Retrouve ce qu’il aime en toi,

    Et chaque lettre me rappelle

    Quelque intime et profond émoi.

     

     

    De tes pensées, de ton sourire,

    Ta plume prend le coloris ;

    Les mots les plus tristes à lire

    Me sont doux quand tu les écris.

     

     

    Un mot de toi me fait renaître,

    Et je pourrais sur mon chemin

    Croire au mot de bonheur, peut être,

    S’il était écrit de ta main.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     

     

     

     

    CE JOUR LA NOEL:       D   24/12/2018

     

    CE JOUR LA NOEL:       D   24/12/2018

     

     D  12-12-2016


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    Comtesse  de  NOAILLES          L'enfant  Éros            D    20/12/2018

     

     

     

     

     



















    POÈME D’hier











    Comtesse de





    NOAILLES





    1876 – 1933





















    L'ENFANT



    EROS

















    Enfant Éros qui joues à l'ombre des surgeons



    Et bois aux sources claires,



    Toi qui nourris, ainsi qu'un couple de pigeons,



    L'amour et la colère,







     

    Passe sans t’arrêter au seuil de ma maison,



    N'entre pas cette année :



    Mon âme des amours qu'elle eut l'autre saison



    Est encore étonnée :









    Car tu mèles au miel des baisers appuyés



    Sur les lèvres jalouses,



    La haine amère ainsi que le fruit du sorbier,



    La haine acide et rouge...



























    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975











    J-G-R-C-

























     

     

    NOEL:  DÉCO        D  19/12/2018

     

     




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    LES PENSÉES DE LA SEMAINE            D    15/12/2018

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre  MOTIN        Doux antre       D   13/12/2018

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     





    POÈME D’hier





    Pierre



    MOTIN









    1615



     

     

     

    DOUX ANTRE















    Doux antre où mon âme guidée

    Met son désir audacieux,

    Clos à mes mains, clos à mes yeux,

    Et découvert à mon idée:





    Tertre qu'un lis doré abouche,

    De qui le dessous enflamé

    Ressemble un œillet my fermé,

    Alors que le soleil se couche.





    Brun séjour et secret d'arcade,

    Au fond de vermeil éclatant,

    Et qui va le marbre imitant,

    Et le dessous d'une grenade:





    Beau crespe qui dessous blondoye,

    Le plus fin qu'on puisse trouver,

    Amour luy mesme en fit le ver.

    Et luy mesme en fila la soye;





    Toison d'or, d'amour enseignée

    Où mon désir est arrêté

    Ainsi qu'une mouche en été

    Dans les filets d'une araignée.





    Petit gazon fait d'une rose

    Gros comme un coing en sa couleur,

    Ne laisse pas sécher la fleur

    A faute qu'aucun ne l'arrose.









    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     

     

     

     

    Pierre  MOTIN        Doux antre       D   13/12/218

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • POÈME D’hier









    VERHAEREN









    1855 - 1916

     

     

     

    TRUANDAILLES















    Dites! Jadis, ripaillait on

    Dans les bouges et dans les fermes.

    Le gars avaient les reins plus fermes,

    Et les garces plus beau téton.



    Alors, en de longues tablées,

    Autour des mets grossiers, mais bons,

    Autour des lards et des jambons,

    Et des mangeailles rassemblées,



    De grands buveurs compacts et forts

    Riaient, chantaient, gueulaient à boire,

    Bâfraient à casser leur mâchoire,

    Hurlaient à réveiller les morts.



    Chacun avait, à droite, à gauche,

    Chair de femelle à savourer,

    Chair grasse, prête à se cabrer

    En des ruades de débauche.



    Chacu avait là deux brasiers,

    Deux yeux allumés, deux prunelles,

    Bûchers de voluptés charnelles,

    Ou rotir des amours entiers.



    Deux seins tout frais, tout ronds, tout rouges,

    Frais et clairs à mordre dedans,

    Ales marquer d'un coup de dents;

    Deux seins appétissants de gouges,



    Bombant le haut des tabliers,

    Et ressemblant aux pommes mures,

    Qu'on voit grossir dans les ramures

    Gigantesques des espaliers.



    Toutes ces garces en folies

    Sablaient aussi des brocs de vin,

    Et comme leurs gars, ventre plein,

    Menton poissé, jupe salie,



    Ralaient en proie au rut fiévreux

    Dans un emmêlement farouche,

    Criaient, juraient à pleine bouche,

    Et pour leurs mâles amoureux



    Se battaient,tombaient pêle mêle,

    Parmi, les tables, dans les coins,

    Ruaient des pieds, tapaient des poings,

    Roulaient dans une ivresse telle,



    Qu'on eut dit entendre le bruit

    D'une lutte à mort dans les bermes,

    Et que les chiens veilleurs des fermes

    Pleuraient d'effroi toute la nuit.















    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





     

     

     

     

     

    INFO...  D-O-M

     

     

     

     

     





     

     

     

     

     

     

    VACANCES  CHINON     2/2  location    D     05/12/2018

     

     

     

     

     

     


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    POÈME D’hier





    Emile

     

    VERHAEREN



    1855 – 1916













    SI LE SORT

     

     

     

    NOUS SAUVA...















    Si le sort nous sauva des banales erreurs

    Et du mensonge vil et de la triste feinte,

    C'est que toujours nous révolta toute contrainte

    Dont le joug eut ployé notre double ferveur.







    Tu marchas libre et franche et claire sur la route,

    Mêlant aux fleurs d'amour les fleurs de volonté,

    Et redressant vers toi doucement sa fierté

    Quand mon front s'inclinait vers la crainte ou le doute.





    Et toujours tu fus bonne et de geste ingénu,

    Sachant qu'elle était tienne à tout jamais mon âme;

    Car si j'aimai -- le sais je encore? --quelque autre femme

    C'est toujours vers ton cœur que je suis revenu.





    Tes yeux étaient si purs alors parmi leurs larmes

    Que mon être se réveillait sincère et vrai,

    Et je te répétais les mots doux et sacrés,

    Et la tristesse et le pardon était les armes.





     Et j'en dormais le soir mon front sur tes seins clairs,

    Heureux d’être rentré des lointains faux et blêmes,

    Dans le doux renouveau qui régnait en nous mêmes,

    Et je restait captif entre tes bras ouverts.







    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975







    J-G-R-C-























    Emile  VERHAEREN:          Si le sort nous sauva...      D    29/11/2018

     




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  • POÈME D’hier









    VERLAINE









    1844 - 1896

     

     

    A la princesse



    ROUKINE















    C'est une laide boucher

    Sans poudre dans sa chevelure

    Follement blonde et d'une allure

    Vénuste à tous nous débaucher.



    Mais je la crois mienne entre tous,

    Cette crinière tant baisée,

    Cette cascade embrasée

    Qui m'allume par tous les bouts.





    Elle est à moi bien plus encor,

    Comme une flamboyante enceinte

    Aux entours de la porte sainte,

    L'alme, la dive toison d'or!



    Et qui pourrait dire ce corps

    Sinon moi, son chantre et son prêtre,

    Et son esclave humble et son maître

    Qui s'en damnerait sans remords,



    Son cher corps rare, harmonieux,

    Suave, blanc comme une rose

    Blanche, blanc de lait pur, et rose

    Comme un lis sous de pourpres cieux?



    Cuisses belles, seins redressants,

    Le dos, les reins, le ventre, fête

    Pour les yeux et les mains en quête

    Et pour la bouche et tous les sens?



    Mignonne, allons voir si ton lit

    A toujours sous le rideau rouge

    L'oreiller sorcier qui tant bouge

    Et les draps fous. O vers ton lit!







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     

     

     

    Musée de l'école rurale en BRETAGNE 3/4 - 19/20  TREGARVAN 29       D    22/11/2018

     

     

     

     

    VERLAINE:      a la princesse Roukine           D   22/11/2018

     

     

     

      

     


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  • Victor  HUGO              Chloé nue       D   15/11/2018









    POÈME D’hier





    Victor



    HUGO









    1802 - 1885







    CHLOE NUE...















    Chloé nue, éblouit la foret doucement;

    Elle rit, l'innocence étant un vêtement;

    Elle est nue, et s'y plaît: elle est belle et l’ignore.

    Elle ressemble à tous les songes qu'on adore:





    Le lys la regarde et n'a point l'air fâché:

    La nuit croit voir Vénus, l'aube croit voir Psyché.

    Le printemps est un tendre et farouche mystère;

    On sent flatter dans l'air la faute involontaire

    Qui se pose, aux doux bruit du vent et du ruisseau,

    Dans les âmes ainsi que dans les bois l'oiseau.

    Sève! Hymen! Le printemps vient, et prend la nature

    Par surprise, et, divin, apporte l'aventure

    De l'amour aux forets, aux fleurs, aux cœurs,

    Aimez.

    Dans la source apparaît la nymphe aux doigts palmés,

    Dans l'arbre la dryade et dans l'homme la faune;

    Le baiser envolé fait aux bouches l’aumône.









    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-









     

     

     

     

    VACANCES: 2013 PRAZ SUR ARLY 74 LES LINDARETS 2/2   R    14/11/2018

     

     

     

     


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