• DANS LA NUIT DU 25 AU 26 MARS VACANCES MARTINIQUE Décemb 2016: Fête Saint James 1/5 Sainte Marie    D   21/03/2017  

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    POÈME D’hier

     

    PIRON

     

     

     

    1869 - 1773

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    RONDEAU

     

     



    Vivent les bruns, en dépit des blondins !


    Vive la brune, en dépit de la blonde !


    Dans tes tournois, dis nous, dieu des jardins,


    Des deux couleurs laquelle est plus féconde.



    En beaux faits d’arme et gentils paladins !


    Blonde aura bien beaux doigts incarnadins,


    Blonds auront bien jolis airs grenadins :


    Mais quand au point ou ta gloire se fonde,.


     Vivent les bruns !



    Du ciel un jour laissant les citadins,


    Vénus tata des galants de ce monde :


    Pour tous les blonds elle n’eut que dédains,


    Si qu’on l’ouit, en finissant sa ronde,


    Dire tout haut et se plaignant des reins :


    Vivent les bruns !

     

     



    Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975

     

     


    J-G-R-C




     

     

     

     


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    Francis  JAMES    J'AIME DANS LE TEMPS         D   15/03/2017   R

     

      Francis  JAMES    J'AIME DANS LE TEMPS         D   15/03/2017   R

      Francis  JAMES    J'AIME DANS LE TEMPS         D   15/03/2017   R

    Francis  JAMES    J'AIME DANS LE TEMPS         D   15/03/2017   R

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    POÈME  D'hier

     

     

     

    FRANCIS  JAMMES

     

     

    1868 – 1938

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J’AIME DANS LE TEMPS

     

     

    J’aime dans le temps Clara d’Ellébeuse

    L’écolière, des anciens pensionnats,

    Qui allait, les soirs chauds, sous les tilleuls

    Lire les magazines d’autrefois.

     

     

    Je n’aime qu’elle, et je sens sur mon cœur

    La lumière bleue de sa gorge blanche.

    Où est elle ? où était donc ce bonheur ?

    Dans sa chambre claire il entrait des branches.

     

     

    Elle n’est peut être pas encore morte

    - ou peut être que nous l’étions tous deux.

    La grande cour avait des feuilles mortes

    Dans le vent froid des fins d’été très vieux.

     

     

    Te souviens tu de ces plumes de paon,

    Dans un grand vase, auprès de coquillages ?...

    On apprenait qu’on avait fait naufrage,

    On appelait Terre Neuve : le Banc.

     

     

    Viens, viens ma chère Clara d’Ellébeuse :

    Aimons nous encore si tu existes.

    Le vieux jardin a vieilles tulipes.

    Viens toute nue,o Clara D’Ellébeuse.

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     07/06/2013


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    POÈME  D’hier

     

     

    Jacques PREVERT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    JE SUIS

     

    COMME JE SUIS

     

    1900-1977

     

     

     

    Je suis comme je suis

    Je suis faite comme ça

    Quand j’ai envie de rire

    Oui je ris aux éclats

    J’aime celui qui m’aime

    Est-ce ma faute à moi

    Si ce n’est pas le même

    Que j’aime chaque fois

    Je suis comme je suis

    Je suis faites comme ça

    Que voulez vous de plus

    Que voulez vous de moi.

     

    Je suis faite pour plaire

    Et n’y puis rien y changer

    Mes talons sont trop hauts

    Ma taille trop cambrée

    Mes seins beaucoup trop durs

    Et mes yeux trop cernés

    Et puis après

    Qu’est ce que ça peut vous faire

    Je suis comme je suis

    Je plais à qui je plais.

     

    Qu’est ce que ça peut vous faire

    Ce qui m’est arrivé

    Oui j’ai aimé quelqu’un

    Oui quelqu’un m’a aimée

    Comme les enfants qui s’aiment

    Simplement savent aimer

    Aimer aimer …

    Pourquoi me questionner

    Je suis la pour vous plaire

    Et n’y puis rien changer.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     31/02/2013


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    Clément  MARROT      UN JOUR ROBIN    03/03/2017

     

     

     

     

     

     

     

     

    POEME D’hier

      

    Clément MARROT

      

    1496 – 1544

     

     

     

     

     

     

     

     

    UN JOUR ROBIN

     

    Vint Margot empoigner...

     

     

     

     

     

     

    Un jour Robin vint Margot empoigner,

     

    En luy monstrant l’outil de son ouvraige,

     

    Et sur le champ la voulut besogner ;

     

    Mais Margot dit : « vous me feriez oultraige

     

    Il est trop gros et long à l’advantaige.

     

    - Bien dit, Robin, tout en vostre fendasse

     

    Ne le mettray » ; et soudain il l’embrasse,

     

    Et la moytié seulement y transporte.

     

    « Ah ! dit Margot, en faisant la grimace,

     

    Mettez y tout : aussi bien suis –je morte. »

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     

     

     14-05-2013


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    Louise  LABE    SONNETS          D  25/02/2017

     

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier

     

    Louise  LABÉ

     

     

    1524 – 1566

     

     

     

     

     

     

    Sonnets

     

     

     

    Tant que mes yeux pourront larmes épandre

    A l’heur (2) passé avec toi regretter

    Et qu’aux sanglots et soupirs résister

    Pourra ma voix, et un peu faire entendre,

     

    Tant que ma main pourra les cordes tendre

    Du mignard luth pour tes grâces chanter,

    Tant que l’esprit se voudra contenter

    De ne vouloir rien fors que toi comprendre,

     

    Je ne souhaite encore point mourir.

    Mais quant à mes yeux je sentirai tarir,

    Ma voix cassée et ma main impuissante,

     

    En mon esprit en ce mortel séjour

    Ne pouvant plus montrer signe d’amante,

    Prierai la mort noircir mon plus clair jour.

     

     (2)  Bonheur

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C- 

     

     

     

     

     

     


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    POÈME D’hier

      

     

    Clément MARROT

     

     

      

    1496 – 1544

     

     

     

     

     

     

     

    QU’AI-JE  MÉFAIT…

     

     

     

     

    Qu’ai-je méfait, dites ma chère amie ?

    Votre amour semble être tout endormie :

    Je n’ai de vous plus de lettres, ni langage :

    Je n’ai de vous un seul petit message,

    Plus ne nous vois  aux lieux accoutumés.

    Sont jà éteints vos désirs allumés,

    Qui avec moi d’un même feu ardaient ?

     

    Où sont ces yeux lesquels me regardaient

    Souvent en ris, avecques larmes ?

    Où sont les mots qui tant m’ont fait d’alarmes ?

     

    Où est la bouche aussi qui m’apaisait

    Quand tant de fois et si bien me baisait ?

    Où est le cœur qui irrévocablement

    M’avez donné ? Où est semblablement

    La blanche main, qui fort bien m’arrêtait

    Quand de partir de vous besoin m’était.

     

    Hélas, amants, hélas, se peut il faire,

    Qu’amour si grand se puisse ainsi défaire ?

    Je penserais plutôt que les ruisseaux

    Feraient aller encontre mont leurs eaux,

    Considérant que de fait, ni pensée

    Ne l’ai encor, que je sache, offensée.

     

    Donques, amour, qui couve sous tes ailes

    Journellement les cœurs des damoiselles,

    Ne laisse pas trop refroidir celui

    De celle là, pour qui j’ai tant d’ennui :

    Où trompe moi en me faisant entendre

    Qu’elle a le cœur bien ferme, et fut il tendre.

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     18-04-2012


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    POÈME D’hier

     

    NIZET Marie

     

     

    1859 - 1922

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    LA BOUCHE

     

     

     

     

     

    Ni sa pensée, en vol vers moi par tant de lieues.

     

    Ni le rayon qui court sur son front de lumière,

     

    Ni sa beauté de jeune dieu qui la première

     

    Me tenta, ni ses yeux - ces deux caresses bleues ;

     

     

    Ni son cou ni ses bras, ni rien de ce qu’on touche,

     

    Ni rien de ce qu’on voit de lui ne vaut sa bouche

     

    Où l’on meurt de plaisir et qui s’acharne à mordre ;

     

     

    Sa bouche de fraîcheur, de délices, de flammes,

     

    Fleur de volupté, de luxure et de désordre,

     

    Qui vous vide le cœur et vous boit jusqu’à l’ame…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     

     

     14-02-2013


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