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    PROVERBE  DU MONDE   19/08/2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    POÈME D’HIER

     

     

      

    MAETERLINCK Maurice

     

     

    1862 - 1942

     

     

     

     

     
     

     

     

    ET S’IL REVENAIT


    UN JOUR…

     

     



    Et s’il revenait un  jour
    Que faut il lui dire ?
    -Dites lui qu’on l’attendit
    Jusq’à s’en mourir…

    Et s’il m’interroge encore
    Sans me reconnaître ?
    -Parler lui comme une sœur,
    Il souffre peut être…

    Et s’il demande ou vous etes
    Que faut il répondre ?
    -Donnez lui mon anneau d’or
    Sans rien lui répondre…

    Et s’il veut savoir pourquoi
    La salle est déserte ?
    -Montrez lui la lampe éteinte
    Et la porte ouverte…

    Et s’il m’interroge alors

    Sur la dernière heure ?

    -Dites lui que j’ai souri
    De peur qu’il ne pleure…

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975

    J-G-R-C

     

      

     

       D   20-08-2016   *-*   23-10-2014

     


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    POEME D’hier

     

     

     

    BAUDELAIRE Charles

     

    1821 – 1867

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      A CELLE

     

    QUI EST TROP

     

    GAIE

     

     

     

     

     

    Ta tête, ton geste, ton air

    Sont beaux comme un beau paysage ;

    Le rire joue en ton visage

    Comme un vent frais dans un ciel clair

     

     

    Le passant chagrin que tu frôles

    Est ébloui par la santé

    Qui jaillit comme une clarté

    De tes bras et de tes épaules.

     

     

    Les retentissantes couleurs

    Dont tu parsèmes tes toilettes

    Jettent dans l’esprit des poètes

    L’image d’un ballet de fleurs.

     

     

    Ces robes folles sont l’emblème

    De ton esprit bariolé ;

    Folle dont je suis affolé,

    Je te hais autant que je t’aime !

     

     

    Quelques fois dans un beau jardin

    Où je traînais mon atonie,

    J’ai senti, comme une ironie,

    Le soleil déchirer mon sein :

     

     

    Et le printemps, et la verdure

    Ont tant humilié mon cœur,

    Que j’ai puni sur une fleur

    L’insolence de la nature.

     

     

    Ainsi je voudrais, une nuit,

    Quand l’heure des voluptés sonne,

    Vers les trésors de ta personne,

    Comme un lâche, ramper sans bruit.

     

     

    Pour châtier ta chair joyeuse,

    Pour meurtrir ton sein pardonné,

    Et faire à ton flanc étonné

    Une blessure large et creuse.

     

     

    Et, vertigineuse douceur !

    A travers ces lèvres nouvelles,

    Plus éclatantes et plus belles,

    T’infuser mon venin, ma sœur.

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      D  24-05-2016  *-*   31-03-2013


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    FESTIVAL  PHOTO  2019  LA  GACILLY      D   27/06/2019   1/3 

     

     

     



     

     

     







    POÈME D’hier









    VERLAINE









    1844 - 1896









    DONC CE SERA



    PAR UN CLAIR



    JOUR D'ETE

















    Donc , ce sera par un clair jour d'été:

    Le grand soleil, complice de ma joie,

    Fera, parmi le satin et la soie,

    Plus belle encor votre chère beauté;







    Le ciel tout bleu, comme une haute tente,

    Frissonnera somptueux à long plis

    Sur nos deux fronts heureux qu'auront palis

    L'émotion du bonheur et de l'attente;







    Et quand le soir viendra, l'air sera doux

    Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,

    Et les regards paisibles des étoiles

    Bien vaillamment souriront aux époux.





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-















     

     

     



     

     

     


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    POÈME D’hier







    Maurice











    SCEVE









    1501 - 1560











     

     



    DEUX GALANTERIES





    ANONYMES





    Du XVIe siècle









     

     

     

     

     

    Il était une fillette



    Qui voulait savoir le jeu de l’amour,



    Un jour qu’elle était seulette



    Je lui en appris deux ou trois tours.

     



    Après avoir senti le goût



    Elle me dit en souriant :



    Le premier coup me semble lourd,



    Mais la fin me semble friand. 

     

     

    Je lui dis : vous me tentez.



    Elle me dit : recommencez.



    Je l’empoigne, je l’embrasse,



    Je la fringue fort.

     



    Elle crie : ne cessez,



    Je lui dis : vous me gâtez



    Laissez moi, petite garce,



    Vous avez grand tort.

     



    Mais quand ce vint à sentir le doux point



    Vous l’eussiez vue mouvoir si doucement



    Que son las cœur en tremble fort et poingt,



    Mais dieu merci ! C’était un doux tourment.

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975







     

    J-G-R-C-

     

     

     

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    *

     

     

     

     

     



    Baisez moi tôt ou je vous baiserai,





    Approchez près, faites la belle bouche,





    Ôtez la main, que ce tétin je touche,





    Laissez cela, je vous l’arracherai





    Mon bien m’amour, tant je vous le ferai





    Si faut qu’un jour avecques vous je couche.

     











     

     

    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975

















     

    J-G-R-C-





     

     





    15-01-2015



     

     

     

     

     


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  • POÈME D’hier











    Jean François





    REGNARD









    1655 – 1709





















    SUR LE





    MARIAGE





















     

     

     



     

    En ce temps malheureux, ou tout le genre humain,

     

    La flamme et le fer a la main,

     

    Ne travaille qu’à se défaire,

     

    On ne saurait trop honorer

     

    Ceux qui, d’humeur plus débonnaire,

     

    Ne cherchent qu’à le réparer

     

    L’hymen pour repeupler la terre,.

     

    Au lieu d’un vain honneur que vous offre la guerre,

     

     

    Vous donnera de vrais plaisirs.

     

    On ne trouvera point votre nom dans l’histoire :

     

    Mais vivre au gré de ses désirs

     

    Vaut bien mieux qu’une mort avec un peu de gloire.

    pour être heureux époux, soyez toujours amant,

     

    Que, bien plus que le sacrement,

     

    L’amour à jamais vous unisse ;

     

    Et pour faire durer le plaisir entre vous,

     

    Que se soit l’amant qui jouisse

     

    De tout ce qu’on doit a l’époux.

     

     

    Pour vivre sans débat dans votre domestique,

     

    Vous n’avez qu’un moyen unique ;

     

    Et je vais vous le découvrir.

     

    Ne vous entêtez point d’être chez vous le maître :

     

    Mais si l’on veut bien le souffrir

     

    Contentez vous de le paraître.

     

     

     

    Quoi qu’on vous vienne débiter,

     

    Que rien ne vous fasse douter

     

    Que votre épouse est toujours sage ;

     

    Car, sans cet article de foi,

     

    Qu’on doit croire toujours, et souvent malgré soi,

     

    Point de salut en mariage.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Diffusion François Beauval

     


    1ér trimestre 1975

     

     

     

     

     

     

     

     

    J-G-R-C-

     

     




      

      D 09-10-2013


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  • POÈME D’hier

     







    Isaac de

     



    RYER









    1568 - 1634

     

     

     



    LA COMPARAISON 









    DU TRIPOT...



























    Le tripot et l'amour sont deux mesmes esbats.



    Et l'un et l'autre jeu l'adresse est fort requise;



    Pour jouer à la paume, on met le pourpoint bas,



    Et pour mieux travailler il faut estre en chemise.









    Les bons joueurs de paume en tous lieux sont cogneus,



    Ils sont chéris des grands, tout le monde les prise,



    Et ceux qui le font bien sont partout bien venus,



    Et souvent la fortune en cour les favorise.









    L'un nous met tout en eau, l'autre nous fait suer,



    En l'un et l'autre il faut toujours se remuer,



    En tous deux sont aimés sur tout autre exercice.









    Ils ne sont qu'en un point discordans:



    En l'un le petit trou ne vaut rien de service,



    En l'autre on a gagné si tost qu'on met dedans.







     





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-












     




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    Jean  MOREAS   En jupe de peluche noire           D    04/06/2019

     

     









    POÈME D’hier







    Jean







    MOREAS









    1856 - 1910











    EN JUPE DE





    PELUCHE NOIRE















    En jupe de peluche noire,

    Avec des chapeaux tout fleuris,

    Mes folles amours de Paris

    Chantent autour de ma mémoire.







    Elles ont des cheveux d'or pur,

    Et, sous les blanches cascatelles

    Des guipures et des dentelles,

    Des seins de lis veinés d'azur.







    Avec une audace espagnole,

    Ma gourmande caresse n'a-

    T- elle aux genoux de Rosina

    Moqué les verrous de Barthole?







    N'ai - je pas promené ma main,

    Avec des luxures d'artiste,

    Sous des chemises de batiste

    Embaumant l'ambre et le jasmin?







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-









     




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    POÈME D’hier







    François de







    MALHERBE









    1555 - 1628

     

     



    Dessein 





    de quitter





    une dame















    Beauté, mon beau souci, de qui l’âme incertaine



    A, comme l'océan , son flux et son reflux,



    Pensez de vous résoudre à soulager ma peine,



    Ou je vais résoudre à ne la souffrir plus,







    Vos yeux ont des appas que j'aime et que je prise,



    Et qui peuvent beaucoup dessus ma liberté:



    Mais, pour me retenir, s'il font cas de ma prise,



    Il leur faut de l'amour autant que de beauté.







    Quand je pense être au point que cela s'accomplisse,



    Quelque excuse toujours en empêche l'effet;



    C'est la toile sans fin de la femme d'Ulysse,



    Dont l'ouvrage du soir au matin se défait.







    Madame, avisez y, vous perdez votre gloire



    De me l'avoir promis et vous rire de moi;



    S'il ne vous en souvient, vous manquez de mémoire,



    Et s'il vous en souvient, vous n'avez point de foi.







    J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute,



    De ne m'en séparer qu'avecque le trépas ;



    S'il arrive autrement,ce sera votre faute,



    De faire des serments et ne les tenir pas.







     





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-















     



     


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      CHÂTEAU  FORTERESSE  DE  CHINON  37    1/3  -  4/10      D   25/05/2019

     

     

     

     

     

     

     

     





    POÈME D’hier





    Émile



    VERHAEREN









    1855 - 1916



    ARDEUR DES SENS



    ARDEUR DES COEURS















    Ardeur des sens, ardeur des cœurs, ardeur des âmes,

    Vains mots créés par ceux qui diminuent l'amour;

    Soleil, tu ne distingues pas d'entre tes flammes

    Celles du soir, de l'aube ou du midi des jours.





    Tu marches aveuglé par ta propre lumière,

    Dans le torride azur, sous les grands cieux cintrés,

    Ne sachant rien, sinon que ta force est plénière

    Et que ton feu travaille aux mystères sacrés.





    Car aimer, c'est agir et s'exalter sans trêve;

    O toi, dont la douceur baigne mon cœur altier,

    A quoi bon soupeser l'or pur de notre rêve?

    Je t'aime tout entière, avec mon être entier.













    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     




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  • POÈME D’hier





    SAINT



    PAVIN









    1600 - 1670











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    .................















    Deux belles s'aiment tendrement,



    L'une pour l'autre s'intéresse,



    Et du meme trait qui les blesse,



    Elles souffrent également.





    Sans se plaindre de leur tourment,



    Toutes deux soupirent sans cesse,



    Tanstot l'une est la maîtresse,



    Tanstot la maîtresse est l'amant.





    Quoy qu'elles fassent pour se plaire,



    Leur cœur ne peut se satisfaire



    Elles perdent leurs plus beaux jours.





    Ces innocentent qui s'abusent



    Cherche en vain, dans leurs amours,



    Le plaisir qu'elles nous refusent.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     

     

     



     

     

     

     


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