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    NON AUX CASSEURS

     

    ET A LA VIOLENCE

    PORT ~ MUSÉE 1/4 ~~ 1/11  de  DOUARNENEZ      D   20/04/2019


    OUI A LA MANIFESTATION

     

    DANS LE  CALME

     

     

     

     



     

     

    Guy de TOURS    Ventre poupin        D   20/04/2019

     

     

    Est-ce que la maman

    d’un œuf de Pâques

    c’est une poule en chocolat ?

     

     











    POÈME D’hier





    Guy de







    TOURS









    XVII ° siècle







    VENTRE POUPIN















    Si le parfait consiste en chose ronde,

    Comme il est vray, petit ventre refait,

    Ventre poupin, tu es du tout parfait,

    Car rien plus rond ne se trouve en ce monde.





    Ceste beauté qui s'engendre de l'onde,

    Puis engendra cet enfant qui me fait

    Tant lamenter, ne l'avoit si bien fait,

    Passant la mer dans une coquille blonde.





    Tu es tout doux, tout gras, tout rebondi,

    Tout potelé, tout beau, tout arrondi,

    Tout blanc, tout net, tout gentil et tout leste!





    Mais si tu veux encore être plus rond,

    J'ai des outils, ventre, qui te feront

    Beaucoup plus rond que la rondeur céleste.



     

     

     

     

     



    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-













     

     

     



     

     

     



     

     

     


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  • POÈME D’hier







    Jean







    AUVRAY









    Début du XVII e siècle



     

     

     

     

     

    DE ROBIN





    AU





    GRAND NEZ















    Margot qui en riant se mordoit les oreilles,

    Tant la bouche elle avoit d'une énorme grandeur,

    A Robin qui avoit le nez grand à merveille,

    Reprochoit que son nez estoit un affronteur.

    « Puissiez vous, dit elle, au proverbe menteur,

    Et par l'anchre juger de la grosseur du câble.

    -Tout beau, ce dit Robin, n'entre point en fureur,

    Margot, accordons nous plutôt à l'amiable.

    Le proverbe est il pas, en ce point véritable,

    Qu'à la bouche on cognoit l'orifice d'en bas?

    C'est donc la vérité qui engendre une fable,

    Si mon nez est menteur, la bouche ne l'est pas. »







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-















     




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  • POÈME D’hier





    Marc de



    PAPILLON









    1555 - 1615











    QUOI ?







    QU'EST CE QUE CECI ?















    Quoi ? Qu'est ce que ceci, ma mignonne es tu folle ?



    Ne te moques tu point ? Penses tu apaiser



    L'audace de mon feu par un simple baiser,



    D'un gracieux regard, d'une douce parole ?







    Ni pour la compagnie ! Il faut que je t'accole.



    Ne crains qu'on le découvre ; on ne peut t’adviser,



    Selon qu'il me plaît ore avec toi deviser,



    Assis sur cette chaire agréablement molle.

     





    Puis chacun parle à part, s'entretenant tout bas ;



    Faisons ainsi, afin qu'on ne s'en doute pas,



    Prenons l'occasion qui douce nous salue.

     

     



    Là, feignant d'admirer ton bel entendement,



    Te servant de moi, j'hausserai vitement



    Ton linge délié par ta jupe fendue.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





     

     

     

    TROPICAL PARC:  Préhistoire   2/2     D   09/04/2019

     

     

     








     




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    Victor HUGO:   vieille chanson du jeune temps           D   02/04/2019

     

     









    POÈME D’hier





    Victor



    HUGO









    1802 - 1885







    VIEILLE CHANSON

     

     

    DU

     

     

    JEUNE TEMPS















    Je ne songeais pas à Rose

    Rose au bois vint avec moi;

    Nous parlions de quelque chose,

    Mais je ne sais plus de quoi.





    J'étais froid comme les marbres;

    Je marchais à pas distraits;

    Je parlais des fleurs, des arbres ;

    Son œil semblait dire : Après ?





    La rosée offre ses perles,

    Le taillis ses parasols;

    J'allais; j'écoutais les merles.

    Et Rose les rossignols.





    Moi, seize ans, et l'air morose.

    Elle vingt; ses yeux brillaient.

    Les rossignols chantaient Rose

    Et les merles me sifflaient.





    Rose droite sur ses hanches,

    Leva son beau bras tremblant

    Pour prendre une mure aux branches ;

    Je ne vis pas son bras blanc.









    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    « dernières nouvelles

    concernant ma jambe!»



    AprèS PLUS de 3 MOIS

    de soins et pansements

    chaque jour

    LES OEDEMES sont CICATRISES



    LA DERNIERE visite FIN MARS

    MA REDONNE L'AUTORISATION

    DE REMETTRE LES CHAUSSETTES

    DE CONTENTIONS



    merci a vous

    de VOTRE SOUTIEN PENDANT

    CETTE PERIODE





     

     

     

     

     

     


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    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  4/4     D   28/03/2019

    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  4/4     D   28/03/2019    

     

     

     

     

     

     

     

     

    VERLAINE:   QUATORZAIN  pour toutes            D     30/03/2019

     

     

     

     



    POÈME D’hier









    VERLAINE









    1844 - 1896

     

     

     

    QUATORZAIN



    Pour toutes















    O femmes, je vous aime toutes,là, c'est dit!

    N'allez pas me taxer d'audace ou d'imposture.

    Raffolant de la blonde douce et de la dure

    Brune et de la virginité bête un petit



    Mais si gente et si prompte à se déniaiser,

    Comme aussi de l'alme maturité ( que vicieuse!

    Mais susceptible d'un grand cœur et si joyeuse

    D'n sourire et savourant, lente, un long baiser.)





    Toutes, oui, je vous aime, oui, femmes, je vous aime:

    Excepté si pas trop laides ou vieilles, dam!

    Alors je vous vénère ou vous plains, je vais même

     

     

    J'usqu'à me voir féru, parfois à mon grand dam,

    D'une inconnue un peu vulgaire, rencontrée

    Au coin...non pas d'un bois sacré! qui m'est sucrée.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-










     




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    Emile  VERHAEREN        Les baisers morts des défuntes années       D    23/03/2019

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier





    Émile



    VERHAEREN









    1855 - 1916



    LES BAISERS MORTS

     

     

    DES

     

     

    DEFUNTES ANNEES















    Les baisers morts des défuntes années

    On mis leur sceau sur ton visage,

    Et, sous le vent morne et rugueux de l'age,

    Bien des roses, parmi les traits, se sont fanées.





    Je ne vois plus ta bouche et tes grands yeux

    Luire, comme un matin de fête,

    Ni, lentement, se reposer ta tête,

    Dans le jardin massif et noir de tes cheveux.





    Tes mains chères qui demeurent si douces

    Ne viennent plus comme autrefois,

    Avec de la lumière au bout des doigts,

    Me caresser le front, comme une aube les mousses.





    Ta chair jeune et belle, ta chair

    Que je parais de mes pensées,

    N'a plus sa fraîcheur pure de rosée,

    Et tes bras ne sont plus pareils aux rameaux clairs.





    Tout tombe, hélas, et se fane sans cesse:

    Tout est changé, même ta voix,

    Ton corps s'est affaissé comme un pavois,

    Pour laisser choir les victoires de la jeunesse.





    Mais néanmoins, mon cœur ferme et fervent te dit:

    Que m'importent les ans jour à jour alourdis,

    Puisque je sais que rien au monde

    Ne troublera jamais notre être exalté

    Et que notre âme est trop profonde

    Pour que l'amour dépende encor de la beauté.













    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





     

     

    PASSAGE  A  L'HEURE D’ÉTÉ 

     

     

    DANS LA NUIT DU

     

     

     

    SAMEDI   30  MARS  AU 

     

     

    DIMANCHE  31  MARS

     

     

     

     

    Emile  VERHAEREN        Les baisers morts des défuntes années       D    23/03/2019

     

     

     

     





     




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  • Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019









    POÈME D’hier





    Jean



    CAYROL









    0000 - 0000



    suite du 09/03/2019       2/2





    BREF AMOUR



























    - pas une nuit qui n'ait tremblé

    en toi -





    ton ombre

    pareille à un nœud

    que je ne peux défaire

    avec les mains

    avec les dents





    ton ombre pareille

    à une fin de journée

    sur la mer





    le reste de la nuit

    les jours qui suivirent

    et ce château solitaire

    au fond de notre amour





    comme je l'imagine bien

    quand tu es là

    le vieux coin de la rue

    t'est dévoué

    le jardin

    le ciel plus foncé dans tes bras

    Voici le premier mot

    comme de belles épaules

    qu'on découvre



    je serre ton silence

    dans mon silence

    je te vois plus malheureuse

    que ton chagrin

    plus pauvre

    que nue



    j'étais un enfant

    pour aimer

    j'étais un homme

    pour oublier

    j'étais un mort

    pour espérer



    lit ferme comme un pain

    je te sens nue sans te trouver

    je te sens vivre sans te parler

    je te sens rire sur mes lèvres



    pourquoi m'effraye de ton sommeil

    où je n'ai plus de temps

    à vivre



    hier c'était hier

    que je cherchais dans tes yeux

    aujourd'hui je te regarde

    je suis tranquille



    mais demain

    demain tout froissé

    ou tu poses ta tète



    qu'irais je lire

    dans un livre que tu as lu

    ses mots mouillés encore

    par tes lèvres

    ce livre clair

    quand tu fermes les yeux

    et la chair du silence

    tes lèvres.





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





    2/2







     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019

     

     

     

     

    Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019

     

     

     

     

     

     

     

     

     




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  • POÈME D’hier





    Jean



    CAYROL









    0000 - 0000



    1/2





    BREF AMOUR















    Comme la folle avoine une fleur

    sous la pluie

    comme le vent qui va refusant

    à un arbre

    comme la nuit qui tend ses bras

    sans y penser

    comme la mer qui brûle sa dernière vague

    au soleil





    tu n'es plus que celle

    dont je voyais le visage

    étincelant

    sous les poignards







    en toi est le poids de la pêche

    la rumeur des visages

    dans les raisins

    et l'odeur navrée du fruit

    qui pourrit





    tu n'as que toi

    au delà de toi même





    la terre parait frivole

    entre tes jambes.





    Baiser de nuit et fuyant

    ce n'est pas le moins tragique

    à l'aube







    on frappe à la porte





    avec toi

    on frappe toujours à la porte

    et dans tes cheveux

    c'est le silence le désert

    la solitude

    on frappe à la porte

    on a l'air de frapper

    à une porte





    c'était la même nuit

    que je trouvais en toi

    c'était toujours la même nuit

    plus pale qu'une boule de verre

    dans tes bains

    comme une jacinthe d'avril

    qui s'éteint





    c'était toujours la même nuit





    on ne sait plus que faire

    de cette nuit





    ne perdons pas de temps

    ce fruit

    répond de notre amour jeune



    et je te trouve pareille

    à ton ombre

    celle qui est toujours

    en plein soleil







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





    1/2 SUITE  le 16/03/2019









    Jean  CAYROL        Bref  Amour  1/2         D    09/03/2019

     




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    ABBAYE &  SITE  RELIGIEUX:  1/4 - 1/10 ABBAYE de  FONTREVAUD  49        D   02/03/2019

     

     







    POÈME D’hier





    Alfred de



    MUSSET









    1810 - 1857









    A NINON

















    Si je vous le disais, pourtant, que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

    L'' amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

    C'est un mal sans pitié que vous plaignez vous même ;

    Peut erre cependant que vous m'en puniriez.



     

    Si je vous le disais que six mois de silence

    Cachent de longs tourments et des vœux insensés ;

    Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

    Se plaît, comme une fée, à deviner d'avance ;

    Vous me répondriez peut être : je le sais.



     

    Si je vous le disais, qu'une douce folie

    A fait de moi votre ombre, et m'attache à vos pas ;

    Un petit air de doute et de mélancolie,

    Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

    Peut être diriez vous que vous n'y croyez pas.





    Si je vous le disais, que j'emporte dans l’âme

    Jusques aux moindres mots de nos propos du soir ;

    Un regard offensé, vous le savez, madame,

    Change deux yeux d'azur en deux éclairs de flamme ;

    Vous me défendriez peut être de vous voir.





    Si je vous le disais, que chaque nuit je veille ;

    Que chaque jour je pleure et je prie à genoux :

    Ninon, quand vous riez vous savez qu'une abeille

    Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille,

    Si je vous le disais, peut être en ririez vous.



     

    Mais vous n'en sauriez rien; je viens , sans en rien dire.

    M'asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

    Votre voix, je l'entends, votre air je le respire ;

    Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

    Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux.





    Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

    Le soir, derrière vous, j'écoute au piano

    Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

    Et dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

    Je vous sens dans mes bras plier comme un roseau.

     



    La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

    Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

    De mille souvenirs en jaloux je m'empare ;

    Et là, seule devant Dieu, plein d'une joie avare,

    J'ouvre comme un trésor mon cœur tout plein de vous.





    J'aime, et je sais répondre avec indifférence ;

    J'aime, et rien ne le dit : j'aime, et seul je le sais ;

    Et mon secret m'est cher , et chère est ma souffrance,

    Mais non pas sans bonheur; je vous vois c'est assez.





    Non, je n'étais pas né pour ce bonheur suprême,

    De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds,

    Tout me le prouve, hélas! jusqu'à ma douleur même...

    Si je vous le disais, pourtant que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-























     


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  • POÈME D’hier





    Émile



    VERHAEREN









    1855 - 1916

     

     



    POUR QUE RIEN



    DE NOUS DEUX...















    Pour que rien de nous deux n'échappe à notre étreinte,

    Si profonde qu’elle en est sainte

    Et qu'à travers le corps même, l’amour soit clair;

    Nous descendons ensemble au jardin de la chair.





    Tes seins sont là ainsi que tes offrandes,

    Et tes deux mains me sont tendues:

    Et rien ne vaut la naïve provende

    Des paroles dites et entendues.





    L'ombre des rameaux blancs voyage

    Parmi ta gorge et ton visage

    Et tes cheveux dénouent leur floraison,

    En guirlandes, sur les gazons.





    La nuit est toute d'argent bleu,

    La nuit est un beau lit silencieux,

    La nuit douce, dont les brises vont, une à une,

    Effeuiller les grands lys dardés au clair de lune.









    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-











     

     

     



     

    CHÂTEAU  D'USSE  37           D      25/02/2019  ----  8/8

     

     

     

     

     

     

    CHÂTEAU  D'USSE  37           D      25/02/2019  ----  8/8

     

     

     

     

     

     

     


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