•  

     

     

     

     

     

     

    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  4/4     D   28/03/2019

    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  4/4     D   28/03/2019    

     

     

     

     

     

     

     

     

    VERLAINE:   QUATORZAIN  pour toutes            D     30/03/2019

     

     

     

     



    POÈME D’hier









    VERLAINE









    1844 - 1896

     

     

     

    QUATORZAIN



    Pour toutes















    O femmes, je vous aime toutes,là, c'est dit!

    N'allez pas me taxer d'audace ou d'imposture.

    Raffolant de la blonde douce et de la dure

    Brune et de la virginité bête un petit



    Mais si gente et si prompte à se déniaiser,

    Comme aussi de l'alme maturité ( que vicieuse!

    Mais susceptible d'un grand cœur et si joyeuse

    D'n sourire et savourant, lente, un long baiser.)





    Toutes, oui, je vous aime, oui, femmes, je vous aime:

    Excepté si pas trop laides ou vieilles, dam!

    Alors je vous vénère ou vous plains, je vais même

     

     

    J'usqu'à me voir féru, parfois à mon grand dam,

    D'une inconnue un peu vulgaire, rencontrée

    Au coin...non pas d'un bois sacré! qui m'est sucrée.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-










     




    15 commentaires



  •  

     

     

     

    RECETTE:   Crostini d'été            D     27/03/2019

     

     

     

     



















    CROSTINI

     

     

    D'ETE













     

     

     

     

    -Temps de préparation: 20 mn

     

    -Cuisson: 25 mn

     

    -Pour: 8 crostinis

     

     

     

     

     

     

     

     

    8 tranches épaisses de pain de campagne .

     

     

    1 boule de mozzarella.

     

     

    4 petites tomates.

     

     

    ½ aubergine.

     

     

    1 oignon rouge.

     

     

    3 gousses d'ail.

     

     

    2 branches de basilic.

     

     

    1 poivron rouge en conserve.

     

     

    6 cuillères à soupe d'huile d'olive.

     

     

    1/2 cuillère à soupe de vinaigre balsamique.

     

     

    - sel, poivre .









    a) Préchauffez le four à 250°(th 9-10).





    Versez 4 à 5 cuillères

    à soupe d'huile d'olive dans une tasse

    et mettez la au réfrigérateur.





    Rincez les tomates,

    éliminez l'eau et les pépins,

    hachez les au couteau.







    b) Coupez le poivron en petites lamelles.





    Pelez deux gousses d'ail

    et coupez les en lamelles.





    Épluchez et hachez l'oignon.





    Pelez la demi aubergine

    et coupez la en petits dés.







    c) Faites chauffer une cuillère à soupe

    d'huile d'olive dans une sauteuse.





    Faites y fondre l'oignon et l'ail

    pendant trois minutes.





    Ajoutez l'aubergine

    puis faites la cuire

    jusqu'à ce qu'elle soit presque tendre.





    Ajoutez les tomates et mélangez.





    Arrosez les légumes avec le vinaigre.





    Salez et poivrez,

    mélangez et laissez cuire

    encore cinq minutes jusqu'à

    ce qu'il n'y ait plus de liquide.







    d ) Faites grillez les tranches de pain.

    Pelez la dernière gousse d'ail,

    coupez la en deux

    et frottez le pain sur une face.





    Hachez le basilic.





    Coupez la mozzarella en rondelles.





    Tartinez le coté aillé

    des tranches de pain

    avec l'huile mise au réfrigérateur.





    Répartissez les légumes dessus,

    posez une rondelle de mozzarella

    sur chaque tartine

    et remettez cinq minutes au four.







    e) Poivrez légèrement la mozzarella,

    parsemez de basilic

    et servez sans attendre.



     

     

     

     

     

     

     

     

    BON APERITIF

     

    a consommer avec modération









     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  3/4     D   25/03/2019

     

     

     

     

    RECETTE:   Crostini d'été            D     27/03/2019

     

     

     

     


    12 commentaires


  •  

     

     

     

     

    Emile  VERHAEREN        Les baisers morts des défuntes années       D    23/03/2019

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier





    Émile



    VERHAEREN









    1855 - 1916



    LES BAISERS MORTS

     

     

    DES

     

     

    DEFUNTES ANNEES















    Les baisers morts des défuntes années

    On mis leur sceau sur ton visage,

    Et, sous le vent morne et rugueux de l'age,

    Bien des roses, parmi les traits, se sont fanées.





    Je ne vois plus ta bouche et tes grands yeux

    Luire, comme un matin de fête,

    Ni, lentement, se reposer ta tête,

    Dans le jardin massif et noir de tes cheveux.





    Tes mains chères qui demeurent si douces

    Ne viennent plus comme autrefois,

    Avec de la lumière au bout des doigts,

    Me caresser le front, comme une aube les mousses.





    Ta chair jeune et belle, ta chair

    Que je parais de mes pensées,

    N'a plus sa fraîcheur pure de rosée,

    Et tes bras ne sont plus pareils aux rameaux clairs.





    Tout tombe, hélas, et se fane sans cesse:

    Tout est changé, même ta voix,

    Ton corps s'est affaissé comme un pavois,

    Pour laisser choir les victoires de la jeunesse.





    Mais néanmoins, mon cœur ferme et fervent te dit:

    Que m'importent les ans jour à jour alourdis,

    Puisque je sais que rien au monde

    Ne troublera jamais notre être exalté

    Et que notre âme est trop profonde

    Pour que l'amour dépende encor de la beauté.













    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





     

     

    PASSAGE  A  L'HEURE D’ÉTÉ 

     

     

    DANS LA NUIT DU

     

     

     

    SAMEDI   30  MARS  AU 

     

     

    DIMANCHE  31  MARS

     

     

     

     

    Emile  VERHAEREN        Les baisers morts des défuntes années       D    23/03/2019

     

     

     

     





     




    17 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

     

     

    Dessert

     

     

     

     

    SUCRE

     

     

     

     

    «SALE»

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    FRITES

     

     

     

    KETCHUP

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    -Temps de préparation: 20 minutes.

     

     

    -Cuisson: 02 minutes.

     

     

    -Macération: 2 heures.

     

     

     

     

     

     

    ..¨Pour: 04 personnes¨..



     

     

     

    - 2 ananas Victoria.*

     

     

    - 150 g de framboise.

     

     

    - 150 g de fraises.

     

     

    - 1 citron jaune & 1 citron vert.

     

     

    - 40 g de fraises TAGADA.

     

     

    - gingembre râpé.

     

     

    - 3 cuillères à soupe de sirop de canne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    a) Épluchez les ananas

     

     

    puis coupez les

     

     

    en grosses frites.

     

     

     

     

    Arrosez les du sirop de canne

     

     

    mélangé avec

     

     

    le jus de citron vert

     

     

    et 1 cuillère à café

     

     

    de gingembre râpé..

     

     

     

     

    Couvrez et réservez 2 heures

     

     

     

    à température ambiante.

     

     

     

    b) Faites fondre

     

     

    les fraises TAGADA

     

     

    dans le jus du citron jaune

     

     

    en mélangeant sur feu doux.

     

     

     

     

    Mixez cette crème

     

     

    avec les fraises équeutées

     

     

    et les framboises.

     

     

     

     

    Placez au frais.

     

     

     

    c) Disposez

     

     

    les frites d'ananas

     

     

    dans un plat

     

     

    au moment de servir

     

     

    et répartissez le coulis

     

     

    dans des raviers individuels.

     

     

     

     

    Chaque convive

     

     

    y trempera ses

     

     

    « frites » d'ananas..

     

     

     

     

     

     

     

     

    * Choisissez des ananas

     

     

     VICTORIA

     

     

    à feuilles dentelées:

     

     

    petits, très parfumés,

     

     

    on mange tout

     

     

    car leur cœur

     

     

    n'est pas fibreux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon Appétit

     

     

     

     

    BONNE DEGUSTATION

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    JARDIN BOTANIQUE Y-R  LA  GACILLY  1/4     D   18/03/2019

     

     

     

     

     

     

     

     


    16 commentaires
  • Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019









    POÈME D’hier





    Jean



    CAYROL









    0000 - 0000



    suite du 09/03/2019       2/2





    BREF AMOUR



























    - pas une nuit qui n'ait tremblé

    en toi -





    ton ombre

    pareille à un nœud

    que je ne peux défaire

    avec les mains

    avec les dents





    ton ombre pareille

    à une fin de journée

    sur la mer





    le reste de la nuit

    les jours qui suivirent

    et ce château solitaire

    au fond de notre amour





    comme je l'imagine bien

    quand tu es là

    le vieux coin de la rue

    t'est dévoué

    le jardin

    le ciel plus foncé dans tes bras

    Voici le premier mot

    comme de belles épaules

    qu'on découvre



    je serre ton silence

    dans mon silence

    je te vois plus malheureuse

    que ton chagrin

    plus pauvre

    que nue



    j'étais un enfant

    pour aimer

    j'étais un homme

    pour oublier

    j'étais un mort

    pour espérer



    lit ferme comme un pain

    je te sens nue sans te trouver

    je te sens vivre sans te parler

    je te sens rire sur mes lèvres



    pourquoi m'effraye de ton sommeil

    où je n'ai plus de temps

    à vivre



    hier c'était hier

    que je cherchais dans tes yeux

    aujourd'hui je te regarde

    je suis tranquille



    mais demain

    demain tout froissé

    ou tu poses ta tète



    qu'irais je lire

    dans un livre que tu as lu

    ses mots mouillés encore

    par tes lèvres

    ce livre clair

    quand tu fermes les yeux

    et la chair du silence

    tes lèvres.





    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





    2/2







     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019

     

     

     

     

    Chapelle  Sainte  ANNE  la  Palud  4/4  PLONEVEZ  PORZAY   29       D  16/03/2019

     

     

     

     

     

     

     

     

     




    12 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    CRABES

     

     

     

     

    FARCIS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - temps de préparation: 15 minutes.

     

    - temps de cuisson: environ 45 minutes.

     

     

     

     

    - pour 4 personnes.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - 4 Carapaces vides

     

     

    ( à défaut utiliser des ramequins).

     

     

    - 130 g de chair de crabe

     

     

    ( fraîche, décongelée, ou conserve).

     

     

    - 60 g de pain.

     

     

    - 1pincée de sel.

     

     

    - ½ jus de citron vert.

     

     

    - 1 gousse d'ail.

     

     

    - 2 oignons de pays (cives).

     

     

    - 1 bouquet garni .

     

     

    - 1 pincée de mélange 4 épices.

     

     

    - 1 piment .

     

     

    - 1 filet d'huile d'olive.

     

     

    - 30 g chapelure

     

     

    ou de pain rassis mixé.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Mettez votre pain

     

     à tremper dans

     

     

    de l'eau froide

     

    pendant vingt minutes.

     

     

     

     

    - Coupez finement

     

     

    l'oignon et le piment.

     

     

     

     

    - Pressez le pain humide

     

    afin d'extraire

     

    le maximum d'eau

     

    et le passer dans la grille

     

    la plus fine

     

    du moulin à légumes .

     

     

     

     

    - Dans une poêle,

     

    mettre à chauffer

     

    un filet d'huile,

     

     

    puis y verser

     

    la chair de crabe,

     

    la cive et le piment.

     

     

    Faire revenir

     

    pendant une minute,

     

     

    puis incorporer

     

    les 60 g de pain

     

    et mélanger.

     

     

     

     

    - Hors du feu,

     

    ajouter l'ail pressé,

     

    le mélange 4 épices

     

    et le bouquet garni,

     

    le sel et le jus citron.

     

     

     

     

    Mélanger,

     

     

    la farce est prête!

     

     

    .

     

    - Garnir les carapaces

     

    de crabe de cette farce

     

     

    puis saupoudrer

     

     

    de chapelure.

      

     

    Enfournez

     

    en position grill,

     

    jusqu'à ce que

     

    la chapelure soit dorée..

     

     

     

     

    - Laissez tiédir

     

    et servir accompagnés

     

     

    de salade.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon Appétit 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    15 commentaires










  • POÈME D’hier





    Jean



    CAYROL









    0000 - 0000



    1/2





    BREF AMOUR















    Comme la folle avoine une fleur

    sous la pluie

    comme le vent qui va refusant

    à un arbre

    comme la nuit qui tend ses bras

    sans y penser

    comme la mer qui brûle sa dernière vague

    au soleil





    tu n'es plus que celle

    dont je voyais le visage

    étincelant

    sous les poignards







    en toi est le poids de la pêche

    la rumeur des visages

    dans les raisins

    et l'odeur navrée du fruit

    qui pourrit





    tu n'as que toi

    au delà de toi même





    la terre parait frivole

    entre tes jambes.





    Baiser de nuit et fuyant

    ce n'est pas le moins tragique

    à l'aube







    on frappe à la porte





    avec toi

    on frappe toujours à la porte

    et dans tes cheveux

    c'est le silence le désert

    la solitude

    on frappe à la porte

    on a l'air de frapper

    à une porte





    c'était la même nuit

    que je trouvais en toi

    c'était toujours la même nuit

    plus pale qu'une boule de verre

    dans tes bains

    comme une jacinthe d'avril

    qui s'éteint





    c'était toujours la même nuit





    on ne sait plus que faire

    de cette nuit





    ne perdons pas de temps

    ce fruit

    répond de notre amour jeune



    et je te trouve pareille

    à ton ombre

    celle qui est toujours

    en plein soleil







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-





    1/2 SUITE  le 16/03/2019









    Jean  CAYROL        Bref  Amour  1/2         D    09/03/2019

     




    11 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    VELOUTE

     

     

     

     

     

     

    DE MACHE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - temps de préparation: 15 minutes-

     

     

    - cuisson: 20 minutes-

     

     

     

     

     

     

    pour 4 personnes

     

     

     

     

     

     

    . 500 g de mâche.

     

     

    . 2 courgettes.

     

     

    . 2 échalotes.

     

     

    . 30 cl de lait entier.

     

     

    . 30 g de beurre.

     

     

    . 100 g haricots verts.

     

     

    . sel.

     

     

    .poivre du moulin.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A) Lavez et essorez la mâche.

     

     

     

    Rincez les courgettes,

     

     

    puis coupez leurs extrémités..

     

     

     

    Détaillez les en rondelles.

     

     

     

    Pelez et émincez

     

     

    très finement les échalotes.

     

     

     

     

     

     

    B) Faites chauffer le beurre

     

     

    dans une sauteuse,

     

     

    mettez les échalotes à blondir

     

     

    en remuant constamment,

     

     

    puis ajoutez la mâche

     

     

    et les rondelles de courgettes.

     

     

     

    Mélangez à la cuillère en bois

     

     

    pendant deux à trois minutes,

     

     

    versez ensuite 30 cl d'eau

     

     

    chaude et salez.

     

     

     

    Laissez frémir

     

     

    pendant quinze minutes.

     

     

     

    Passez le tout

     

     

    au mixeur ou au blender,

     

     

    puis réservez.

     

     

     

     

     

     

    C) Au moment de servir,

     

     

    faites chauffer le lait

     

     

    dans une casserole.

     

     

     

    Mélangez la soupe

     

     

    avec le lait chaud

     

     

    et donnez quelques tours

     

     

    de moulin à poivre.

     

     

     

    Versez dans une soupière

     

     

    ou directement dans des bols

     

     

    ou des assiettes à soupe.

     

     

     

     

     

     

     

    SERVEZ BIEN CHAUD.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon Appétit

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    16 commentaires


  •  

     

    ABBAYE &  SITE  RELIGIEUX:  1/4 - 1/10 ABBAYE de  FONTREVAUD  49        D   02/03/2019

     

     







    POÈME D’hier





    Alfred de



    MUSSET









    1810 - 1857









    A NINON

















    Si je vous le disais, pourtant, que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?

    L'' amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

    C'est un mal sans pitié que vous plaignez vous même ;

    Peut erre cependant que vous m'en puniriez.



     

    Si je vous le disais que six mois de silence

    Cachent de longs tourments et des vœux insensés ;

    Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance

    Se plaît, comme une fée, à deviner d'avance ;

    Vous me répondriez peut être : je le sais.



     

    Si je vous le disais, qu'une douce folie

    A fait de moi votre ombre, et m'attache à vos pas ;

    Un petit air de doute et de mélancolie,

    Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;

    Peut être diriez vous que vous n'y croyez pas.





    Si je vous le disais, que j'emporte dans l’âme

    Jusques aux moindres mots de nos propos du soir ;

    Un regard offensé, vous le savez, madame,

    Change deux yeux d'azur en deux éclairs de flamme ;

    Vous me défendriez peut être de vous voir.





    Si je vous le disais, que chaque nuit je veille ;

    Que chaque jour je pleure et je prie à genoux :

    Ninon, quand vous riez vous savez qu'une abeille

    Prendrait pour une fleur votre bouche vermeille,

    Si je vous le disais, peut être en ririez vous.



     

    Mais vous n'en sauriez rien; je viens , sans en rien dire.

    M'asseoir sous votre lampe et causer avec vous ;

    Votre voix, je l'entends, votre air je le respire ;

    Et vous pouvez douter, deviner et sourire,

    Vos yeux ne verront pas de quoi m’être moins doux.





    Je récolte en secret des fleurs mystérieuses :

    Le soir, derrière vous, j'écoute au piano

    Chanter sur le clavier vos mains harmonieuses,

    Et dans les tourbillons de nos valses joyeuses,

    Je vous sens dans mes bras plier comme un roseau.

     



    La nuit, quand de si loin le monde nous sépare,

    Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous,

    De mille souvenirs en jaloux je m'empare ;

    Et là, seule devant Dieu, plein d'une joie avare,

    J'ouvre comme un trésor mon cœur tout plein de vous.





    J'aime, et je sais répondre avec indifférence ;

    J'aime, et rien ne le dit : j'aime, et seul je le sais ;

    Et mon secret m'est cher , et chère est ma souffrance,

    Mais non pas sans bonheur; je vous vois c'est assez.





    Non, je n'étais pas né pour ce bonheur suprême,

    De mourir dans vos bras et de vivre à vos pieds,

    Tout me le prouve, hélas! jusqu'à ma douleur même...

    Si je vous le disais, pourtant que je vous aime,

    Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez.







    Diffusion François BEAUVAL



    1ér trimestre 1975









    J-G-R-C-























     


    12 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires