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    LES SPAGHETTI

     

    à LA

     

    portugaise 

     

     

     

     

     

    Temps de préparation:  5 minutes

     

    Cuisson: 30 minutes


    pour 4  personnes



     

     

     

     

    - 250g de spaghetti.

     

    - 2 cuillères à soupe d’huile d’olive.

     

    - 1 boite de thon 300/400g

    ou 1 boite de saumon.

     

    - 2 cuillerées à soupe de concentré de tomates

     diluées dans de l’eau.

     

    - sel et poivre.

     

     

     

     

     

     

    Faire cuir d’abord les spaghettis.

     

     

    Égouttez les et, dans la poêle

     

     ou l’huile aura chauffé,

     

    mettez les à sauter ;

     

    ajoutez le thon ou le saumon émietté

     

    et la purée de tomates diluée,

     

    salez et poivrez.

     

     

    Laissez chauffer dix minutes.

     

     

     

     

     

     

     

    Bon appetit

     

     

     

     

     

     22-12-2016


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    POÈME D’hier



     

     

     

     

    MERRILL Stuart

     

     

    1863 – 1915

     

     

     

     

     



     
     

     

     

     

     

    MON FRONT

     

    PALE…

     

     

     


     Mon front pale est sur tes genoux
     Que jonchent des débris de roses ;
     O femme d’automne, aimons nous
     Avant le glas des temps moroses.


     Oh ! Des gestes doux de tes doigts
     Pour calmer l’ennui qui me hante !
     Je rêve à mes aïeux les rois
     Mais toi, lève les yeux, et chante.


     Berce moi des dolents refrains
     De ces anciennes cantilènes
     Ou, casqués d’or, les souverains
     Mouraient aux pieds des châtelaines,


     Et tandis que ta voix d’enfant,
     Ressuscitant les épopées,
     Sonnera comme un oliphant
     Dans la danse âpre des épées,


     Je penserai vouloir mourir
     Parmi les roses de ta robe,
     Trop lâche pour reconquérir
     Le royaume qu’on me dérobe.

     

     

     

     



     Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975




      

     

     

    Collection personnelle

    J-G-R-C-



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     03-01-2017


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  • POÈME D’hier







    GILBERT



    1750 – 1780













    LES CHARMES

     

    DES BOIS...















    Que j'aime ces bois solitaires!

    Aux bois se plaisrent les amants;

    Les nymphes y sont moins sévères,

    Et les bergers plus plus éloquents.



    Les gazons, l'ombre et le silence

    Inspirent les tendres aveux;

    L'amour est aux bois sans défense;

     C'est au bois qu'il fait des heureux.



    O vous qui, pleurant sur vos chaînes,

    Sans espoir servez sous ses lois,

    Pour attendrir vos inhumaines,

    Tachez de les conduire aux bois!



    Venez au bois, beautés volages;

    Ici les amours sont discrets;

    Vos sœurs visitent les ombrages,

    Les grâces aiment les forets.



    Que ne puis je, aimable Glycère,

    M'y perdre avec vous quelques fois!

    Avec la beauté qu'on préfère

    Il est si doux d'aller au bois!



    Un jour j'y rencontrai Thémire,

    Belle comme un printemps heureux:

    Que son amant, ou le zéphire

    Avait dénoué ses cheveux.



    Je ne sais point quel doux mystère

    Ce galant désordre annonçait:

    Mais Lycas suivait la bergère,

    Et la bergère rougissait.

     

     

    Doucement je l'entendis même

    Dire au berger plus d'une fois:

    O mon bonheur! O toi que j'aime!

    Allons toujours ensemble au bois.











    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975







    J-G-R-C-

























     




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    POÈME D’hier

     

    Alfred de MUSSET

     

     

    1810 – 1857

     

     

     

     

     

     

    Sonnets 

     

     

    SOUVENIR

     

    J’espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir

    En osant te revoir, place a jamais sacrée,

    O la plus chère tombe et la plus ignorée

    Où dorme un souvenir !

     

     

    Que redoutiez vous donc de cette solitude,

    Et pourquoi, mes amis, me preniez vous la main,

    Alors qu’une si douce et si vieille habitude

    Me montrait ce chemin ?

     

     

    Les voila, ces coteaux, ces bruyères fleuries,

    Et ces pas argentins sur le sable muet.

    Ces sentiers amoureux, remplis de causeries.

    Où son bras m’enlaçait.

     

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Ah ! Laissez les couler, elles me sont bien chères,

    Ces larmes que soulève un cœur encore blessé !

    Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières

    Ce voile du passé !

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Que sont ils devenus, les chagrins de ma vie ?

    Tout ce qui m’a fait vieux est bien loin maintenant

    Et rien qu’en regardant cette vallée amie,

    Je redeviens enfant !

     

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Tout mon cœur te bénit, bonté consolatrice !

    Je n’aurais jamais cru que put tant souffrir

    D’une telle blessure, et que sa cicatrice

    Fut si douce à sentir.

     

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Dante, pourquoi dis tu qu’il n’est pire misère

    Qu’un souvenir heureux dans les jours de douleur ?

    Quel chagrin t’a dicté cette parole amère,

    Cette offense au malheur ?

     

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Non, par ce pur flambeau dont la splendeur m’éclaire,

    Ce blasphème vanté ne vient pas de ton cœur.

    Un souvenir heureux est peut être sur terre

    Plus vrai que le bonheur.

     

     

    ……………………………………………………………………

     

     

    Oui, jeune et belle encor, plus belle osait on dire,

    Je l’ai vue, et ses yeux brillaient comme autrefois.

    Ses lèvres s’entrouvraient, et c’était un sourire,

    Et c’était une voix :

     

     

    Mais non plus cette voix, non plus ce doux langage,

    Ces regards adorés dans les miens confondus ;

    Mon cœur, encore plein d’elle, errait sur son visage

    Et ne la trouvait plus.

     

     

    Et pourtant j’aurai pu marcher alors vers elle,

    Entourer de mes bras ce vide et glacé,

    Et j’aurais pu crier : « qu’as-tu fais, infidèle,

    Qu’as-tu fait du passé ? »

     

     

    Mais non : Il me semblait qu’une femme inconnue

    Avait pris par hasard cette voix et ces yeux

    Et je laissai passer cette froide statue

    En regardant les cieux.

     

     

    Eh bien ! Ce fut sans doute une horrible misère

    Que ce riant adieu d’un être inanimé.

    Eh bien ! Qu’importe encor ? O nature ! O ma mère !

    En ai-je moins aimé ?

     

     

    La foudre maintenant peut tomber sur ma tête ;

    Jamais ce souvenir ne peut m’être arraché ;

    Comme le matelot brisé par la tempête,

    Je m’y tiens attaché.

     

     

    Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent,

    Ni ce qu’il adviendra du simulacre humain,

    Ni si ces castes cieux éclaireront demain

    Ce qu’ils ensevelissent.

     

     

    Je me dis seulement : «  a cette heure en ce lieu,

    Un jour, je fus aimé, j’aimais, elle était belle.

    J’enfouis ce trésor dans mon âme immortelle,

    Et je l’emporte à dieu ! »

     

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C- 

     

     

     


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  • RECETTE DU JOUR

     

     

     

     

     

     

     

     

    Crème

     

    Dauphinoise

     

     

     

    - temps de préparation : 10 minutes

     

    - temps de cuisson : 3 minutes

     

    - pour 4 personnes

     

     

     

     

    . 50cl de lait entier.

     

    . 50g de noix.

     

    . 2 oeufs.

     

    . 1 cuillerée à soupe de maïzena.

     

    . 50g de sucre.

     

    . 7 morceaux de sucre.

     

     

     

     

     

     

    Dans une casserole,

    Mettez le sucre, la maïzena

    Et les jaunes d’œufs.

     

     

    Délayez avec le lait froid

    En évitant de faire des grumeaux.

     

     

    Portez à feu doux,

     en tournant jusqu’à épaississement,

    C’est-à-dire au premier bouillon.

     

     

    Retirez du feu aussitôt.

     

     

    Préparez le caramel :

    Dans une petite casserole,

    Mettez les morceaux de sucre

    Avec une cuillerée à soupe d’eau,

    Portez à feu doux

    A peu près cinq minutes,

    Pour obtenir un caramel brun.

     

     

    Ajoutez hors du feu

    une cuillerée à café d’eau.

     

     

    Versez ce caramel dans la crème,

    En tournant,

    Puis les noix hachées grossièrement.

     

     

    Laissez refroidir complètement

    Avant d’ajouter les blancs

    Battus en neige.

     

     

    Versez dans les coupes

    Et mettez au frais. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon Appétit

     

     

     

      

      

     

     

     

     

     

     

    12-04-2013 

     

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    BETTERAVE 

    A LA 

    GRECQUE 

     

      

      

     

     

     

    Temps de préparation: 35 mn 

     Cuisson : 30 mn 

    Pour : 04  personnes 








     

      

    - 1 belle betterave cuite.  

    - 1 gros oignon.

    - 1 carotte. 

     - 1 cuillère à café de concentré de tomates. 

     - 1 verre de vin blanc. 

     - 2 citrons. 

     -  1 cuillère de café de coriandre. 

     -1 feuille de fenouil.

    - thym et laurier.

    - une douzaine de grain de poivre.

    - 1 gousse d’ail.

    -5 cuillères à soupe d’huile.

    - sel a sa convenance.  

      

     

     

     

    Emincez finement oignon et carotte

    Puis faites les fondre dans l’huile,

    Laissez brunir

    Et mouillez avec le vin blanc,

    Ajoutez la tomate,

    Le jus de citron et 1 verre d’eau.

     

    Mettez du sel, le poivre en grains,

    Le coriandre le fenouil,

     L’ail, le thym, le laurier

    Et laissez cuire

     25 minutes à petit feu.

     

    Coupez la betterave en gros dés

     Et jetez la dans le bouillon,

     Laissez cuire dix minutes

     Puis faites refroidir.

     

     

    SERVEZ GLACE.

      

      

      

      

      

    Bon Appétit 

     

     

     

     

     

      


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    POÈME D’hier

     

     

    Comtesse

     

    De NOAILLES

     

     

    1876 - 1933 

     

     




     

     

     

     

     

     

     


    L’AMOUR

     

     

    NE LAISSE PAS…

     

     

     

     



     

    L’amour ne laisse pas que longtemps on l’oublie,

    Au front qui fut distrait il met un joug plus dur,

    Il gît au fond des corps comme au fond de l’azur,

    Ainsi qu’une suave et persistante lie.

     

    Quand dans les jours parfaits des étés somptueux

    On croit pouvoir sans lui connaître l’allégresse

    Il trouble notre joie ou bien notre paresse

    Par un doute rêveur, sagace et langoureux.

     

    Vous avais je oublié, avais je, folle et triste,

    Un instant échappé a vos constantes lois,

    Inexorable amour, avais je dit : j’existe,

    Je respire, je suis, je réfléchis, je vois, 

     

    Sans me sentir soumise à vos sublimes ordres ;

    Avais je décidé que j’étais libre enfin

    De détourner la joue où vous souhaitez mordre,

    Et de m’assouvir plus votre soif, votre faim ?

     

    -Et cependant, amour, dieu trompeur, dieu fidèle,

    Du distrait univers vous le seul protégé,

    C’est ma gloire, que nul ne pourra Déranger,

    D’avoir su déchiffrer tout ce qui vous révèle.

    D’avoir fixé mes yeux sur vos mains Éternelles,

    Et de n’avoir écrit que pour vous Prolonger…

     

     

     

     

     

     

     

     


    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

     

     

    J-G-R-C- 

     



     

     

     

     


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