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    POEME D’hier

     

     

    VOLTAIRE

     

     

     

     

    1694 – 1778


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    A MADAME

     

    DU CHATELET

     

     

     

     

     




    Si vous voulez que je vous aime,
     

    Rendez moi l’age des amours ;
     

    Au crépuscule de mes jours
     

    Rejoignez, s’il se peut, l’aurore.


    Des beaux lieux ou le dieu du vin
     

    Avec l’amour tient son empire,
     

    Le temps, qui me prends par la main,
     

    M’avertit que je me retire.


     

    De son inflexible rigueur
     

    Tirons au moins quelque avantage.
     

    Qui n’a pas l’esprit de son age,
     

    De son age a tout le malheur.


     

    Laissons à la belle jeunesse


    Ses folâtres emplacements :
     

     

    Nous ne vivons que deux moments;

     

     

    Qu’il en soit un pour la sagesse.


    Quoi ! pour toujours vous me fuyez.


    Tendresse, illusion, folie,


    Dons du ciel, qui me consoliez


    Des amertumes de la vie !


    On meurt deux fois, je le vois bien :


    Cesser d’aimer et d’être aimable,


    C’est une mort insupportable ;


    Cesser de vivre, ce n’est rien.


    Ainsi je déplorais la perte


    Des erreurs de mes premiers ans ;


    Et mon âme, aux désirs ouverte,


    Regrettait ses égarements.


    Du ciel alors daignant descendre,


    L’amitié vint à mon secours ;


    Elle était peut être aussi tendre,


    Mais moins vive que les amours.


    Touché de sa beauté nouvelle,


    Et sa lumière éclairée,


    Je la suivis ; mais je pleurai


    De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

     

     

     

     

     



    Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975

     

     

     

     

    J G R C

     

     

     

     



    D 18-03-2014*/* 30-12-2016


    19 commentaires
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    POEME D’hier

     

     

    Estienne  JODELLE

     

    1821 – 1867

     

     

     

     

     

     

     

     

    BRANSLE

     

     

    SA CHARGE SOULEVANT…

     

     

     

     

     

    Bransle sa charge soulevant

    D’un mouvement à la vague semblable,

    Qui bat les flancs sous un vent agréable,

    De quelque nef, en la mer du Levant,

     

    Et doucement s’abaissant, s’eslevant,

    Tourmente l’ancre en son port favorable,

    Port désir de grâce, pitoiable,

    Joint à l’abri de l’ennemi du vent :

     

    Appreste toy que mon ancre se jette.

    Entre les flancs de ta rive subjette,

    Si ne craindrai le vent fier et grondeur,

     

    Amenast il la pluie pour me ceindre,

    Encore moins la vague de l’ardeur,

    Puisqu’il y a remède pour l’esteindre.

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

     

     

    J-G-R-C-

     

     

     

     

     

     

     

     


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    ACCRAS

     

     

    D’aubergines

     

     

     

    Temps de préparation: 15 mn

     

    Cuisson : 15 mn

     

    Pour : 05/06  personnes





     

     

    - 4 belles aubergines.

    - 200g de farine.

    - 1verre de lait.

    - 2 œufs.

    - thym et persil.

    -  3 gousses d’ail.

    - 2 cuillerées à soupe d’huile.

    - 1 bain de friture.

    - gros sel, sel fin et poivre.

     

     

     

     

    1) Epluchez les aubergines

     

    Avec un couteau économe

     

     Et détaillez les en morceaux.

     

    Faites les cuire

     

    À l’eau bouillante salée

     

     Pendant environ ¼ d’heure.

     

    2) Mélangez la farine,

     

     Le lait et les oeufs entiers

     

     Pour obtenir une pâte homogène.

     

    3) Lorsque les aubergines sont cuites,

     

    Égouttez les et passez les

     

    Au moulin a légumes.

     

    Veillez à ce que la purée

     

     Ne soit pas trop liquide.

      

    4) Mélangez à la pâte,

     

    Ajoutez le thym émietté,

     

    Le persil et l’ail haché.

     

    5) Faites chauffer de l’huile

     

    Dans une friteuse

     

    Et faites frire de petites boulettes.

     

    6) Lorsque les accras

     

     Sont dorés point,

     

    Dressez les sur un plat de service

     

    Et servez très chaud.

     

     

     

     

     

    Bon régal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    MERRILL  STUART    Chambre  d'amour      D  07/01/2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    POEME D’hier

     

     

     

     

      

    MERRILL Stuart

     

     

    1863 - 1915

     



     
    CHAMBRE D’AMOUR

     

     

     


     

    Dans la chambre qui fleure un peu la bergamote
    Ce soir, lasse, la voix de l’ancien clavecin
    Chevrote des refrains enfantins de gavotte.

    Éteintes par sa main pour quelques doux dessein
    D’amour, voici qu’enfin les lampes vespérales
    Fument au bruit de l’eau tintant dans le bassin,

    Au bruit de l’eau qui brille en des lueurs lustrales
    A travers les rideaux roidis de pourpre et d’or
    Dont le frêle état croule aux fenêtres claustrales.

    C’est déroutant au mur un vaporeux décor,
    La pastorade peinte aux pimpantes images
    Ou des jeux et des ris s’éparpille l’essor.

    Sur les divans fanés en leurs riants ramages
    Les coussins semblent lourds de l’oubli des absents,
    Et du bleu baldaquin s’éplorent des plumages.

    Seul, un éventail chu des doigts jadis lassants
    Présage le retour inespéré de celle
    Dont l’automne a pali les charmes languissants.

    Soudain c’est le rayon doux d’un rubacelle,
    Un chuchotis de voix disant de doux remords,
    Et le baiser de ceux que la vie ensorcelle

    Dans la chambre ou, le soir, s’aimèrent tant de morts !

     

     



    diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975

     

     

     

     

     



     D 22-01-2012 */* 07-01-2016


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    ANANAS

     

    Sauce aux fraises 

     

     

     

    Temps de préparation: 20 minutes

     

    Cuisson : 10 minutes

     

    Pour : 04  personnes





     

     

    - 1 ananas frais.

    - ½ litre de glace vanille.

    - 250 g de fraises.

    - 150 g de sucre de canne.

    -  1 cuillère à soupe de jus de citron.

     

     

     

     

     

     

    a) Pelez l’ananas sur une

    Planche à découper

     Et récupérer le jus.

     

     

    b) Coupez six rondelles d’ananas.

     

    Retirez la partie centrale

    Puis coupez en deux les tranches

    Que vous disposez

     Dans un plat creux,

    Saupoudrez les de 50 g de sucre

    Et mettez les au frais.

     

     

    c) lavez les fraises rapidement

    Sans les laisser tremper.

     Egouttez les,

     Disposez les sur un papier absorbant

    Et équeutez les.

     

    Ensuite vous les passez

     Au robot pour en faire une purée.

     

    Puis ajoutez le jus de l’ananas.

     

     

    d) faites fondre

     100g de sucre à feu doux

    Dans une petite casserole

    En y joignant

     2 cuillères à soupe d’eau.

     

    Portez a ébullition,

    Puis faites cuire

    Jusqu’à obtention d’un caramel

    Blond très clair.

     

    Ajoutez le jus de citron

    Et la purée de fraises.

     

    Remuez jusqu’à ce que tout

     Le caramel soit dissous.

     

    Laissez refroidir.

     

     

    e) déposez 3 demi rondelles

     D'ananas en cercle

    Dans chaque assiette

    Et placez une boule

    De glace vanille en son centre.

     

    Nappez de sauce aux fraises.

     

    Servez sans attendre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon Appétit

     

    BONNE DEGUSTATION

     

     

     

     

     

     

     


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    POEME D’hier

     

    Charles BAUDELAIRE

     

    1821 – 1867

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    PARFUM EXOTIQUE

     

     

     

     

     

    Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,

    Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,

    Je vois se dérouler des rivages heureux

    Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone :

     

    Une ile paresseuse où la nature donne

    Des arbres singuliers et des fruits savoureux :

    Des hommes dont le corps est mince et vigoureux ,

    Et des femmes dont l’œil par sa franchise étonne.

     

    Guidé par ton odeur vers de charmants climats,

    Je vois un port rempli de voiles et de mats

    Encor tout fatigués par la vague marine.

     

    Pendant que le parfum des verts tamariniers,

    Qui circule dans l’air et m’enfle la narine,

    Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975




     

    J-G-R-C- 

     

     

     

     

     

     

     


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    POÈME D’hier

     

    Paul  GÉRALDY

     

    …. – ….

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    DOUTE

     

     

     

     

     

     

    Tu m’as dit : «  je pense à toi

     Tout le jour. »

    Mais tu penses moins à moi

     Qu’à l’amour.

    Tu m’as dit : « mes yeux mouillés

    Qui ne peuvent t’oublier

    Restent longtemps éveillés

    Lorsque que je me couche. »

    Mais ton cœur est moins grisé

    Qu’amusé.

    Tu penses plus au baiser

    Qu’à la bouche.

    Tu ne tourmentes point,

    Tu sais sans chercher plus loin,

    Que nos joies sont bien les nôtres…

    Mais l’amour est un besoin.

    M’aimerais tu beaucoup moins

    Si j’étais un autre ?

     

     

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C- 

     

     

     

     

     

     


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