• Maurice SCEVE: DELIE D 24/09/2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    FETE DES FLEURS     05/06/2016     3/9    D    24/09/2016

     

     

     

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier

     

     

     

     

    SCEVE  Maurice

     

     

    1501 - 1560

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    DELIE

     

     

     

     

     

    Libre vivais en l’Avril de mon âge,

    De cure exempt sous celle adolescence,

    Ou l’œil, encor non expert en dommage,

    Se vit surpris de la douce présence,

    Qui par sa haute et divine excellence

    M’étonna l’âme, et le sens tellement,

    Que de ses yeux l’archer tout bellement

    Ma liberté lui a toute asservie :

    Et dès ce jour continuellement

    En sa beauté gît ma mort, et ma vie.

     

    Plus tôt seront Rhône et Saône disjoints

    Que d’avec toi mon cœur se désassemble ;

    Plutôt seront l’un, et l’autre, Mont joints,

    Qu’avecques nous aucun discord s’assemble ;

    Plus tôt verront et toi, et moi ensemble

    Le Rhône aller contremont lentement,

    Saône monter très violentement,

    Que ce mien feu tant soit peu diminue,

    Ni que ma foi décroisse aucunement,

    Car ferme amour sans eux est pus que nue.

     

    Et toi je vis, ou que tu sois absente :

    En moi je meurs, ou que je sois présent.

    Tant loin sois – tu, toujours tu es présente :

    Pour près que sois, encore suis- absent.

    Et si nature outragée se sent

    De me voir vivre en toi plus qu’en moi :

    Le haut pouvoir, qui ouvrant sans émoi,

    Infuse l’âme en ce mien corps passible,

    La prévoyance sans son essence en soi,

    En toi l’étend, comme en son plus possible.

     

    Entre tes bras, ô heureux, près du cœur

    Elle te serre en grand’ délicatesse :

    Et me repousse avec toute vigueur

    Tirant de toi sa joie, et sa liesse.

    De moi plaincts, pleurs et mortelle tristesse

    Loin du plaisir, qu’en toi elle comprend,

    Mais en ses bras, alors qu’elle te prend,

    Tu ne sens point sa flamme dommageable,

    Qui jour et nuit, sans la toucher, me rend :

    Heureusement pour elle misérable.

     

    Seul avec moi, elle avec sa partie :

    Moi en ma peine, elle en sa molle couche.

    Couvert d’ennui je me vautre en l’ortie,

    .et elle nue entre ses brasse se couche.

    Ha (lui indigne) il la tient, il la touche :

    Elle souffre ; et comme moins robuste,

    Viole amour par ce lien injuste,

    Que droit humain, et non divin, a fait.

    O sainte loi, à tous, fors à moi, juste,

    Tu me punis pour elle avoir méfait.

     

    De toi la douce, et fraîche souvenance

    Du premier jour, qu’elle m’entra au cœur

    Avec ta haute et humble contenance,

    Et ton regard d’Amour même vainqueur,

    Y dépeignit par si viveliqueur

    Ton effigie au vif tant ressemblante,

    Que depuis l’âme étonnée, et tremblante

    De jour l’admire, et la prie sans cesse :

    Et sur la nuit tacite, et sommeillante,

    Quand tout repose, encor moins elle cesse.

     

     

     

     

     

     

     

     Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

     

     

    J G R C

     

     

     

     

     

     05-02-2014

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 24 Septembre 2016 à 05:23

    Beau poème !

    Bon week end, en famille.
    Bisoux, joel

    2
    Samedi 24 Septembre 2016 à 07:57

    Bonjour Joël

    Un très beau poème qu'il faut lire tranquillement vu la tournure des vers !

    Je te souhaite un très bon weekend sous le soleil

    Bien amicalement

    @lain

    3
    Samedi 24 Septembre 2016 à 08:16

    Bonjour Joël,

    Un beau poème, mais il est compliqué ce monsieur.

    Bon week-end, bisous et mes amitiés.

    4
    Samedi 24 Septembre 2016 à 10:20

    Compliqué ce Monsieur dans la construction de son poème,   tu veux nous triturer les méninges ce week end Joël , lol lol ... Bon samedi, bise de Christiane

    5
    Samedi 24 Septembre 2016 à 11:30
    6
    Samedi 24 Septembre 2016 à 12:28

    bonjour Jo

    on en profite de ce temps mais j'ai pas  raté un rhume mdr

     bon am

     bisous

    7
    Samedi 24 Septembre 2016 à 13:37

    Coucou Joel

    Merveilleux poème j'ai voyagé.

    gros bisous avec le beau temps

    8
    Samedi 24 Septembre 2016 à 14:13
    joli meldix bizzzzzzzzz
    9
    Samedi 24 Septembre 2016 à 16:12

    un petit coucou rapide

     la météo est toujours douce avec un ciel bleu

    mais il fait frais surtout le matin pour les balades avec les chiens

    gros bisous

     je te souhaite un doux we

    a demain 

    10
    Samedi 24 Septembre 2016 à 18:59

    Salut

    C'est un poème à lire tranquillement pour apprécier .

    il fait beau dans le Nord.

    Bonne journée

    11
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 10:53

    coucou

    cluster gratuit météo

    nous avons eu un  super temps hier , mais aujourd'hui sera moins beau

    bonne journée

    12
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 12:28

    bon dimanche Jo

     profitons

     bon am

     bisous

    13
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 12:34

    Difficile à lire ce poème, bonne journée, gros bisous

    14
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 12:57

    Coucou Joel

    Je vous souhaite un bon diamnche

    ici la pluie est arrivée, tant mieux.

    gros bisous

    15
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 15:20

    je te souhaite une douce fin de we

     ici ce dimanche matin il faisait beau , soleil même;si un peu frais mais là le ciel change , c'est gris et pluvieux

    bisous et porte toi bien

     

    L'OURS BLANC ET L'OURS BRUN

     

     

    L'ours blanc - c'est son droit -
    n'aimait pas l'ours brun
    qui le lui rendait bien.
    Un chasseur, un matin, survint
    et de trois balles de son vieux fusil
    blessa sérieusement l'ours brun.

    L'ours blanc en fut tout ému. Aussi
    quand le chasseuer voulut, la croyant morte
    s'approcher de sa victime,

    l'ours blanc bondit sur lui
    et d'un seul coup de patte l'assomma.
    L'ours brun, malgré sa douler, sourit.
    Et l'ours blanc s'en réjouit, se souvenant
    qu'ils étaient frères.
    Plus tard, ils dévorèrent, à eux deux,
    l'aventureux chasseur malchanceux.

     "Petites poésies pour jours de pluie et de soleil"

    16
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 18:50

    Salut

    A part quelques nuages menaçant on n'a pas eu de pluie.

    En fin de compte c'était une belle journée.

    La météo s'est encore trompée.

    Bonne semaine

    17
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 20:57

    Bonsoir Joël,

    Il le fut bon ce weekend, même si une lègère pluie est venue entacher l'après-midi de ce dimanche !

    Bonne semaine à vous deux

    Amitiés

    18
    Lundi 26 Septembre 2016 à 00:53
    mr-he

    Bonjour Joël

    nous on reste dans l'été, +34

    Mr-he2

    Mr-he3

    Mr-he4

    Bonne journée Avec amitiés

    René de Chine

    19
    Lundi 26 Septembre 2016 à 15:36
    covix

    Poésie d'antan avec ses mots d'amour torturés.

    @mitié

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